Refuge Evariste Chancel – La Meije

Refuge Evariste Chancel – La Meije

Depuis quelques années, les vacances d’été tournent beaucoup autour de Chamonix et des courses de la fin Août. Cette année, c’était l’année de madame : plage, mer… Donc, nous avons passé une semaine à Barcelone pour prendre le soleil. Mais bon, on a quand même réussi à passer quelques jours en montagne avec comme alibi : une course. Vous avez sûrement déjà lu mon article sur le superbe Trail de Dormillouse. Et puis la fin de séjour dans les Hautes-Alpes, nous l’avons passé à Embrun puis à La Grave – La Meije pour une nuit en refuge, la première de Lenny.

Une fois nos amis quitté dans les Alpes de Haute Provence, direction les Hautes Alpes pour une nuit en camping au bord du lac de Serre-Ponçon tout proche d’Embrun. Sur la route, en nous retournant que peut-on voir? Bah le pic de Dormillouse, point culminant de ma course de la veille! Mais côté Durance, c’est fini, on ne le voit plus mais nous sommes face aux Ecrins

Pour cette mini étape d’une nuit, nous restons toute l’après-midi au camping pour profiter de la piscine. Nous serions bien allés au lac mais la plage est plus ou moins réquisitionnée pour le parc à vélo de l’Embrunman (que M. Zamora a “encore” gagné!). D’ailleurs, j’ai quelques inquiétudes pour la route du lendemain car nous risquons d’avoir des restrictions de circulation à cause du parcours cycliste. Après-midi piscine donc après le montagne du campement, puis repas au snack du camping avant d’aller se coucher. Bon, y’a rien à faire le soir alors on se couche tôt, 22h15 pour moi. A 22h30 : Feux d’artifice à Baratier : les fusées pètent à côté de nos oreilles mais on ne voit rien… A 23h, les hollandais d’à côté rigolent comme des otaries gavées au houblon! Résultat : petite gueulante “in english” pour que ça se calme. A priori, je me démerde suffisamment car ils ont compris! Bref, la nuit se termine sans trop d’encombres…

Mardi matin, réveil avec le soleil (et quelques dizaines de minutes) pour le petit-dèj’ (toujours au snack). Puis c’est le démontage de la tente et le départ pour La Grave. Nous empruntons la départementale qui va à Briançon et évidemment, c’est par là que vous traîner les cyclistes du Triathlon. J’avais étudier la carte avant et ouf, ils empruntent les petites routes parallèles sauf sur 2 ou 3km où nous avons une portion commune, ça passe. Après Briançon, c’est la petite route bien connue des vélocipédistes qui vont affronter le col du Galibier en passant par le Lautaret (via Serre-Chevalier). Nous nous arrêtons quelques minutes au Lautaret pour admirer le paysage :

Puis quelques kilomètres plus tard, nous arrivons à La Grave. Nous cherchons à nous garer, le parking du téléphérique est quasi-plein, on se gare un peu à l’arrache (heureusement, un peu plus tard, je pourrais mieux de stationner). Petit repas avec vue sur le sommet de la Meije à 3989m (diots et patates, évidemment !) puis c’est le début de notre dernier périple des vacances : la nuit en refuge.

J’ai choisi celui-ci car, géographiquement, il est plutôt bien placé, sur la route de notre retour vers la maison mais surtout car il à l’avantage d’être facilement accessible par le téléphérique, idéal pour Lenny car du haut de ses 5 ans, il a beau bien marcher, ça fait de la route quand même. Là, les cabines font un arrêt à mi-chemin à 2400m (avant de filer au sommet à 3200m) et un chemin facile nous conduit vers le refuge Evariste Chancel en une heure environ.

Juste avant le refuge, nous arrivons au lac de Puy Vachier (ne cherchez pas d’où vient son nom… y’a pas de toilettes sur place!), un joli lac de montagne dans une cuvette entourée de barres rocheuses. L’environnement est assez minéral, les seuls petits coins de verdure se trouvant au niveau des ruisseaux (souvent sous-terrains) qui proviennent de la fonte du glacier. Petite pause bucolique, j’en profite pour faire le tour du plan d’eau. J’apprendrai plus tard qu’au plus profond, ça descend à -32m et qu’il est habité par des truites! Puis c’est la dernière petite ascension vers notre gîte pour la nuit.

Nous arrivons au refuge : une jolie cabane avec une belle terrasse. A peine arrivés, on nous montre notre couchage. J’avais prévenu Lenny que nous allions sûrement nous retrouver dans un dortoir avec 20 ou 30 personnes autour. Mais coup de chance, sous la terrasse en bois, il y a une petite chambre pour 4 : 2 niches avec dans chacune un matelas et une couette et en face, une baie vitrée avec une vue imprenable sur les montagnes ! Franchement superbe! Nous posons nos affaires et allons boire un coup (il est 16h). On découvre les toilettes sèches (bah oui, pas d’eau courante). Pas de prises électriques, le chalet est chauffé au solaire. Un groupe de jeunes est déjà là et quelques randonneurs arrivent au compte-goutte, il n’y aura pas foule ce soir je pense. Ne tenant pas en place, je vais faire un tour pour  repérer les alentours et notamment aller à un petit belvédère qui nous offre une jolie vue sur la vallée de la Romanche, le lac du Chambon et même les montagnes de l’Alpe d’Huez. Je tente également de repérer le sentier qui va vers l’arrivée du téléphérique car je compte bine y faire un tour le lendemain matin. C’est de la rocaille de partout, les chemins ne sont pas très bien tracés, peu d’indication… le sentier se devine plus qu’autre chose.

De retour au refuge, c’est bientôt l’heure du repas : soupe, poulet et légumes avec gratin de pomme de terre, tarte aux myrtilles et … génépi ! Laetitia et Lenny vont se coucher, je veille un peu avec l’italien qui compte gravir le Pic de la Grave en passant par le glacier. Quand je lui dit que je compte partir à 5h00 le lendemain pour grimper là-haut voir le lever de soleil, il pense peut-être venir avec moi car il a peur que la météo se dégrade trop vite dans la journée s’il part trop tard… Puis vers 23h, direction la couette!

Lever vers 4h35 (sans réveil…), je me prépare, j’enfile les baskets, j’attrape les bâtons et c’est parti. L’italien n’est pas là, je pars seul. Heureusement que j’ai un peu repéré la veille par juste à la lueur de la frontale, les chemins sont encore moins évident. Quoi qu’il arrive, je dois monter alors à chaque interrogation, mon choix se porte sur la voie qui monte… Je travers des pierriers, des rochers, la progression est assez compliquée mais j’avance. J’arrive sur une arête où le vend souffle, j’ai vu sur le glacier. Là, je retrouve un chemin que je suis et que je finis par perdre à nouveau. Vers 2900m, je traverse un névé et pusi un peu plus loin, ça y est, j’ai franchi les 3000m d’altitude. Je me rapproche des pylônes du téléphériques, c’est bon signe. Et enfin, j’atteins mon sommet du jour, le glacier de la Girose à 3220m. C’est mon record d’altitude, le précédent étant sur le Mont Buet vers 3100m. Je me pose un moment, il fait froid, le vent souffle fort, je me protège comme je peux. Je prends des photos en attendant que le soleil pointe son nez.

Puis c’est la redescente au refuge (même de jour, le sentier des difficile à suivre, mon retour est différent de l’aller!). En arrivant, l’italien vient de se réveiller… Je descend dans la chambre, Laetitia et Lenny sont réveillés aussi. Direction petit-déjeuner puis nous repartons pour la route inverse vers le téléphérique car il est temps de retrouver notre Jura.

L’Oisans est vraiment un chouette coin et cette nuit en refuge une vraie réussite. Les gens sur place sont très gentils bien qu’un peu “rustiques”, notre chambre était assez exceptionnelle, la vue aussi; Lenny a vraiment apprécié et nous, on a hâte de recommencer!

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