Trail des Lacs

Parmi les belles courses jurassiennes, je pourrais citer le Trail des Lacs de Clairvaux-les-lacs. C’est à quelques encablures de la maison et la course nous fait découvrir les lacs de Clairvaux et d’Etival en passant par quelques jolis belvédères. J’y étais ce week-end, évidemment. Retour sur la course :

Tout d’abord, revenons quelques temps à l’édition 2013. Le départ était encore donné du camping du Fayoland, sous la pluie d’abord et à chaque passage au-dessus des 750m d’altitude, nous avions les pieds dans la neige. Fin avril, me direz-vous, c’est étonnant mais dans le Jura, pas tant que ça! Du coup, les conditions météo avaient rendues la course assez difficile, obligeant les organisateurs à procéder à des modifications de parcours de dernière minute pour des questions de sécurité.

2014 : L’année du changement

Cette année, le Club Omnisport Clairvalien (CoC) a décidé de faire peau neuve sur cette épreuve. Un nouveau nom d’abord : l’Eco-Trail des Lacs devient plus simplement le “Trail des Lacs”. Changement de lieu aussi car le départ et l’arrivée sont désormais jugés depuis le centre-ville, à la salle des fête. Aussi, le samedi on t été ajoutées un Salon du Trail avec la participation notamment de Gavand Sport et d’Altitude Eyewear et des courses enfants. Enfin, Renaud et Arnaud, les 2 potes aux manettes des festivités, nous ont concocté des parcours tous beaux tous neufs en conservant quelques points de passage obligés qui font la curiosité de la course. Et comme il ont tout prévu, ils ont décommandé la neige cette année et l’ont remplacé par une simple belle averse la veille au soir, juste pour rendre le terrain plus “trail” !

Le départ :

Étant toujours dans ma préparation à la longue distance de la TDS, je me suis évidemment inscrit sur le parcours long annoncé à 36km et comme aux Reculées, je ferai la course accompagné de mon collègue Julien. Les enfants étant partis en vacances chez leurs grands-parents, Laeti est aussi de la fête en parcourant le 10km en mode randonnée avec 2 copines. Elles seront aussi “serre-file” en annonçant aux signaleurs bénévoles qu’ils peuvent plier bagages car plus personne ne passera derrières elles.
Julien arrive à 8h à la maison et après 25 minutes de route, nous voilà garés à Clairvaux. Direction les dossards que nous avons du mal à atteindre, la faute  à toutes les rencontres que nous faisons en chemin, mais ça devient une habitude : les pensionnaires des Lacets du Lizon, du Team Trail Jura, les copains de course, les voisins, etc… Mais une fois les dossards récupérés, la discussion continue autour d’un petit café bien chaud.
Retour à la voiture pour nous changer. Comme aux Reculées, le choix n’est pas simple car il y a finalement quelques éclaircies mais les températures sont fraîches. J’opte pour un tshirt (celui du TTJ tout neuf) avec une couche manches longues que je pourrais enlever si besoin. En bas, un short et des boosters et dans le sac, un coupe-vent au cas où. Évidemment, je prends la GoPro pour immortaliser les bons moments de la course (la vidéo sera bientôt disponible).
Nous voilà sur la ligne de départ et avant le “coup de feu”, une petite séance d’échauffement version Zumba s’improvise. Et puis nous voilà lâchés!
Les premiers kms se font en ville : on part volontairement doucement, on papote, on rigole, la bonne humeur est toujours en rendez-vous.

Avant la séparation :

Cette première portion est commune aux 18 et 36km, il y a donc beaucoup de monde car si nous ne sommes que 75 au départ du “grand”, ils sont plus de 200 sur le “petit” ! Du coup, on double, on se fait doubler, on ne sait pas bien qui fait quoi… Après la première petite côte, nous voilà sur un premier point de vue sur le grand lac de Clairvaux. C’est une portion nouvelle de la course et elle étire plutôt bien le peloton en nous gratifiant d’un chouette panorama.

Nous redescendons ensuite pour passer au sud du petit lac afin de rejoindre le belvédère de la Scie. C’est le 1er ravitaillement après plus de 6km que nous avons parcouru en 36’, autant dire qu’on n’a pas trainé pour le moment malgré l’apparente décontraction du jour. J’en profite pour enlever les manches longues car en courant, il ne fait plus si froid. Nous repartons tranquillement et quelques centaines de mètres plus loin, les coureurs du 18 partent à gauche, et nous à droite. Nous sommes déjà beaucoup moins nombreux.

L’ascension du Paradis :

Nous nous enfonçons à ce moment dans la forêt. Les chemins sont assez boueux mais restent relativement praticables dans l’ensemble. Pas de grosse glissade, ni de chute. Là, ce sont une succession de montées et de descentes techniques pour la plupart puisque nous coupons droit entre les grands chemins par des petits singles pierreux et pas tellement débroussaillés, c’est vraiment sympa! Si je reste bien à l’aise dans les descentes, je commence à peiner en côte. Julien commence à prendre régulièrement de l’avance sur ces portions. Et puis sur un chemin large, nous rejoignons le coureur de devant. Je le dépasse en restant bien concentré sur l’endroit où je pose mes pieds. Ça descend bien à cet endroit et après 50m, coup de sifflet d’un concurrent : nous nous sommes trompés de route! Et oui, en regardant par terre, je l’ai pas vu la rubalise en l’air! Bref, demi-tour, le coureur qui m’a suivi doit me maudire… Parfois, nous sortons des bois pour traverser de belles prairies, c’est le cas en arrivant sur Etival. Une dernière petite côte et nous voilà presque au sommet du Mont Paradis avec vu sur Etival et son lac. Nous avons parcouru près de 15km en 1h41.

Ambiance survoltée à Châtel-de-Joux :

Nous redescendons des “cieux” par un petit sentier inédit. Bien vu de la part des organisateurs. Nous voilà sur la route qui rejoint le lac d’Etival. Nous sommes passés ici lors de la reconnaissance il y a quelques semaines. Nous savons donc qu’après un demi tour de cette jolie étendue d’eau, nous devrons remonter la côte qui mène au Belvédère. Nous prenons donc une allure tranquille pour nous économiser. La grimpette arrive et je me fait un point d’honneur à la courir jusqu’en haut. J’arrive donc à dépasser le coureur de devant et j’arrive en haut, récompensé par le 2ème ravitaillement. Là, provision de comté, tucs, sucre, pâtes de fruits, saucisson… je trouve que ces ravitos sont “riches”, ça fait du bien!
La 3ème féminine que nous avions doublé il y a quelques temps nous rejoint ici et nous repartons avec elle. C’est alors que traverse devant moi un chamois! Je suis vraiment déçu que la GoPro ne tournait pas à ce moment précis. J’ai bien recherché la bête mais sans succès.
Julien, la demoiselle et moi suivont un bon rythme car elle est assez rapide sur le plat, même si des que des difficultés se présentent, nous repassons devant. Elle a de la chance car c’est une portion de route qui nous emmène à Châtel-de-Joux et elle peut prendre le large.
En traversant le village, nous sommes agréablement surpris car c’est une vraie belle ambiance qui nous attend, digne du Tour de France à vélo! Les enfants comme les adultes crient, nous encouragent en tapant sur des casseroles, en faisant résonner des cloches. Ils ont même organiser un petit ravito “maison”. Ça fait vraiment du bien, bravo à eux d’être là à nous suivre!
A la sortie du village, nous en sommes à 21km pour 2h26 de course.

La reculée de la Frasnée :

Une fois le village franchi, c’est une portion vallonnée qui nous attend, assez calme et j’en profite pour changer la batterie de la GoPro tout en courant. Ensuite, c’est LA grande descente de la course. Un chemin en bordure de falaise plein de cailloux de près de 2km. Nous l’avons déjà emprunté alors je la connais et j’en profite pour prendre le large. Il faut tout de même faire attention de ne pas se vriller une cheville comme c’est arrivé à un coureur malchanceux qui se fait raccompagner par les secours (heureusement qu’ils sont là eux aussi!). Mais ça ne m’arrivera pas et je reprends alors 7 coureurs dont la 3ème fille avant d’arrivée au ravitaillement de La Frasnée, au pied de la cascade. J’y attends Julien ,moins à l’aise en descente et les autres coureurs en profite pour filer devant. Nous repartons aussi pour la traverser du village sur une portion plate en bitume.

Il nous faut ensuite remontée sur l’autre côté de la reculée. L’an dernier, nous avions emprunté un chemin plus que gras : chaque fois que nous posions un pied, celui-ci glissait d’un mètre en arrière. Cette année, nous prenons un petit sentier qui longe une bonne partie du chemin. Si c’est moins évident car bien plus technique, ça glisse tout de même beaucoup moins.

Julien reprend de l’avance, je le suis de loin, doublant à nouveau la 3ème féminine. Au sommet, c’est un sentier étroit qui longe la falaise. Il est assez technique par endroit et c’est assez difficile de relancer. Je rattrape tout de même mon collègue, nous avons fait 27km en 3h10.

 

Retour à Clairvaux :

Sur cette portion, nous avons encore droit à 2 jolis belvédères, dont celui des Pimpelards. Un dernier ravitaillement (je ne sais plus s’il était avant ou après le belvédère…) et cette fois, nous abordons la fin de course dans une partie plutôt descendante. Nous nous étions entendus avec Julien : lui appréhende ces parties alors que moi, j’en raffole. Du coup, je pars devant. Très vite, je vais rattraper les 2 coureurs de devant pour les dépasser et sortir du bois. Nous passons devant les premières fermes, signe de retour à la civilisation! Je traverse seul  les derniers prés avant de redescendre sur la ville, j’y double encore un concurrent. Au niveau du lac, les signaleurs nous dirigent dans la direction opposée de l’arrivée, signe d’un détour par la plage au bord du grand lac. Du coup, cette portion semble assez longue car plate et une vue à une bonne centaine de mètre qui nous permet d’appréhender la suite loin devant. J’arrive en ville, une dernière côte que je trouverai du coup particulièrement dure. J’arrive sur le stade d’arrivée, il reste un “tour de piste” à faire et là, je sais que je ne serai jamais rejoint. Je passe enfin sous l’arche en bouclant ces presque 34km en 3h50. Yvan Bourgeois est juste en face pour m’accueillir et il m’annoncent qu’avec Johan Pelleteret, tous 2 du Team Trail Jura, finissent 2ème ex-aequo. Il me dit aussi que Marion finit également sur la 2ème marche du podium sur le 18km. Un peu plus loin, ma petite femme et ses copines sont là : elles immortalisent l’instant et me disent qu’elle ont bien apprécié cette marche de 10km.

L’après-course :

J’attends maintenant Julien que j’ai abandonné un peu plus haut. Il arrive 8 minutes plus tard, s’étant fait redoublé par la 3ème fille car il s’est arrêté quelques instants pour aider un concurrent crampé. Après quelques bavardages usuels avec les copains, direction la bonne douche chaude. J’y croise Xavier Siberchicot qui me dit qu’il a trouvé la course “rapide”. Je lui demande son temps : 3h00! Je comprends mieux, elle m’a semblé moins rapide à moi avec 50’ de course en plus!!! Il a finit 8ème. Enfin, direction la cantine pour un bon couscous accompagné d’une bonne bière. Enfin, je félicite les organisateurs avant de rentrer à la maison.

Voilà une étape supplémentaire de validée dans ma préparation à la TDS : une jolie course, bien organisée, des coureurs et des bénévoles super sympas, des spectateurs au top, un beau parcours, de bonnes conditions. Bref, si les courses jurassiennes sont généralement de belles épreuves, ce Trail des Lacs était particulièrement réussi !

Merci à Simone pour les photos

Cet article a 1 commentaire

  1. Avatar

    J’arrive un peu en retard mais bravo Lolo !!!!!!!!!!!!!!!!! Le parcours a l’air bien sympathique avec ces belles photos.

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