FIN DE SAISON … BY NIGHT

FIN DE SAISON … BY NIGHT

Octobre, la fin de saison se fait sentir mais l’envie de mettre encore un ou deux dossards est toujours présente. Heureusement, il y a encore des épreuves et vu que les jours raccourcissent, ce sont des courses nocturnes. Voici donc les récits de mes 2 dernières courses de 2019 : l’Izernight et le Dark Trail.

IZERNIGHT

L’Izernight fait partie de mes « classiques » depuis quelques années. J’ai participé à la première édition il y a 10 ans et durant cette décennie, j’y suis allé 8 fois dont 5 sur le 11km et 2 sur le 23km. Cette 10° édition anniversaire sera également la dernière aux dires des organisateurs. Alors pour celle-ci, je me sis inscrit sur le 18km.

J’ai toujours apprécié l’Izernight : les tracés sont sympas, l’ambiance de nuit est festive, la course est bien organisée, il y a du monde et je fais toujours de bonnes performances. Et puis, surtout, nous y allons depuis quelques années avec les Lacets du Lizon pour le challenge des clubs. Le principe est d’avoir des filles et des garçons sur chacune des épreuves et le cumul des meilleurs temps donne le classement des clubs. Avec les Lacets du Lizon, nous l’avons à ce jour remporté 4 fois. Plus personne ne peut nous rejoindre puisque c’est la dernière édition ! Nous y venons donc aussi pour aller chercher notre trophée !

Nous sommes venus à une vingtaine, répartis sur les 3 distances. Laetitia partira sur le 11km et moi, sur le 18km. Nous arrivons tôt pour avoir une place de parking proche. Retrait des dossards, séances de papotage avec les copains et c’est déjà bientôt le départ. Nous assistons d’abord à celui du 23km. Quelques temps après c’est mon tour. Après quelques foulées d’échauffement, je viens me placer sur la ligne de départ. J’aperçois Nils et Gaël des Lacets tout devant, je vais les voir. Je me retrouve donc en première ligne aux côtés de Laurent Eckenfelder et d’Alexis Poullot, les futurs vainqueurs ! Je ne sais pas trop ce que je fais là mais puisque j’y suis, je joue le jeu : au signal, je pars et allonge tout de suite la foulée pour passer devant. Bon, une fois la photo prise, je lâche et laisse passer les costauds !

Une fois les furieux partis, je trouve assez rapidement ma place. Le début de course est roulant alors je tente de ne pas trop forcer et d’en garder sous le pied pour les parties plus difficiles du parcours. Alors évidemment, je me fais pas mal doubler mais peu importe, je maintiens une allure raisonnable et j’essaie de gérer au mieux.

Après 4km, à l’approche de Bussy, ça commence à se tendre un peu : nous sommes sur une portion de bitume en faux-plat montant. Ça n’est clairement pas ce que je préfère et les « routards » en profite pour passer devant. En clair, depuis le départ, je ne fais que perdre des places !!!! Mais après cela, nous filons dans les chemins en débutant par une belle côte. Là encore, je gère comme je peux car les montées ne sont toujours pas mon pont fort. C’est la principale difficulté du parcours, une montée de 150m de dénivelé sur 3km. En temps normal, ça n’est pas si terrible mais sur ce genre de course où le rythme de base est élevé, elle paraît plus compliquée.

Je monte, je monte… J’essaie de ne pas trop me faire doubler, je tente de rester accroché aux coureurs de devant mais ça semble interminable ! En haut, nous bifurquons à gauche dans un petit sentier en descente. Là, j’envoie tout ou presque. Je passe rapidement devant les participants juste devant moi car c’est assez technique et j’aimerai pouvoir avancer sans gêne. Mais ça ne sera que de très courte durée car après une centaine de mètres ça remonte ! Alors je peste un peu mais c’est le jeu… Et puis finalement, la côte qui suit est relativement courte.

S’en suit une belle et longue descente qui me met à mon avantage : j’avance entre 14 et 15km/h et je double des « paquets » de coureurs bien trop prudents à mon goût. Cela nous conduira jusqu’à Cessiat pour un ravitaillement bien mérité ! Je reprends rapidement quelques forces et repars assez vite après avoir parcouru 10km en 1 heure.

Il nous reste une dernière bosse à passer avant d’entamer le retour plus roulant. Je me colle avec un ou deux coureurs que j’arrive à passer dès que c’est roulant. Je double aussi Francky qui était parti sur le 33km. Il est mal en point, quelques douleurs l’empêche d’avancer comme il voudrait. J’arrive au dernier ravito au milieu des bois en 1h21 au 13.5° km. En général, je ne m’arrête pas ici mais pour la dernière, je fais la pause et remercie les bénévoles

Par contre, la relance est dure : nous sommes dans une petite montée dans les bois et les coureurs du 11km me double à une allure que je ne peux pas tenir. Heureusement, la fin de parcours est descendante et le peux reprendre un rythme de croisière intéressant. Comme d’habitude, il reste la dernière petite montée qui tue juste avant l’arrivée que je franchirais en 1h43 pour les 18km. Ce temps me permet de me classer 56° sur 270, un bon résultat donc.

La suite de la soirée s’est passée avec les Lacets du Lizon. Nous n’avons pas remporté le challenge cette année mais nous ramenons bien le trophée final à la maison !

DARK TRAIL

L’Izernight, c’était la dernière. Le Dark Trail, c’est la première ! Encore une nouvelle course nocturne sur un terrain qui m’est assez inconnu du côté d’Orgelet. 3 distances sont au choix : 10, 20 ou 30km. N’ayant pas envie de batailler sur 10km qui propose une grande partie de bitume, j’hésite entre les deux autres mais je choisirai finalement l’intermédiaire. L’idée est de courir avec Franck (un autre) qui va courir la Saintélyon 2 semaines plus tard.

L’Izernight, c’était la dernière. Le Dark Trail, c’est la première ! Encore une nouvelle course nocturne sur un terrain qui m’est assez inconnu du côté d’Orgelet. 3 distances sont au choix : 10, 20 ou 30km. N’ayant pas envie de batailler sur 10km qui propose une grande partie de bitume, j’hésite entre les deux autres mais je choisirai finalement l’intermédiaire. L’idée est de courir avec Franck (un autre) qui va courir la Saintélyon 2 semaines plus tard.

Avec Franck, nous nous plaçons encore une fois tout devant sur la ligne de départ. Là, il y a Yohan et Cyril qui partiront plus vite que nous. En effet, contrairement à l’Izernight, on laisse partir la troupe et on prend de suite l’allure de croisière. Les premiers kilomètres se font sur une portion descendante, c’est assez grisant ! Ça semble facile mais encore une fois, il faut en garder car les difficultés sont plus loin.

La première petite montée arrive après 2 km et c’est juste après que je reviens sur Yohan. Franck est derrière, pas loin. La descente suivante, nous prenons un peu le large mais dès que ça remonte, Yohan coince un peu alors je reste à son allure, ce qui permet à Franck de revenir. Malheureusement, après quelques mètres de côte, Franck glisse et se tape le genou sur un caillou. Je m’arrête, Yohann part devant avec les 2 premières féminines. Je prends des nouvelles de Franck mais il me dit de continuer seul. Je culpabilise un peu mais je l’écoute et du coup, j’accélère pour doubler ceux qui viennent de passer et revenir sur Yohan au milieu de la côte. Toute la montée se fera à 8km/h et je bascule derrière les 2 premières filles.

Dans la descente qui suit, je reviens rapidement sur la seconde. Je discute un peu en lui disant qu’elle est idéalement placée pour surveiller la première. Je pars devant et rattrape en bas la première, lui indiquant que la seconde est juste derrière !!! Elle m’emboîte le pas jusqu’au ravitaillement du 9° km après 45 minutes de course.

Je m’arrête car je suis parti sans rien sur moi. Du coup Yohan revient avec un coureur de Trail & Macadam. Nous repartons à 3 pour traverser la route de Bellecin et reprendre les sentiers en direction de Plaisia. Les chemins nous font grimper d’abord tranquillement et j’en profite pour prendre de l’avance sur mes compères du soir. Je cours bien jusqu’en bas de la côte de Plaisia où je suis obligé de marcher. C’est un petit sentier avec une forte pente et jonché de caillasses. J’y double Mathieu, le mari d’une ancienne collègue.

La descente sur Plaisia se passe bien et dans le village, je m’arrête quelques secondes pour dire bonjour à Malvina, la fameuse collègue qui attend donc son mari à domicile. A la sortie du village, c’est un chemin de relance en faux-plat montant assez compliqué pour moi. Mais heureusement, dès qu’on entre dans les bois, après une petite montée, on redescend sur une piste de VTT boueuse en zig-zag. Je reviens alors sur celle qui était première féminine avant le ravito et la double.

 

Un autre coureur nous est passé devant et je reviens aussi sur lui en bas. Et là, je ne sais pas ce qui passe : l y a une légère brume et j’ai comme un halo de lumière qui me bouche la visibilité. Heureusement, le gars de devant à une lumière rouge qui clignote qui me permet de suivre sa trace. La vitesse passe progressivement de 12 à 9km/h, je n’arrive pas à relancer. D’autant qu’ensuite, il y a encore une belle côte.

Dans la montée, la vision va mieux. Apparemment pas pour celui de devant qui ne voit pas le balisage et oublie de tourner. Je le rappelle avant qu’il ne parte trop loin. Si je vois désormais, ça n’est pas pour autant que les jambes vont mieux. Je suis dans ma mauvaise période et pas dans le meilleur moment car il faut maintenant remonter une piste de VTT tout aussi boueuse !!! L’ami de Trail & Macadam revient avec quelques coureurs (mais pas de Yohan) et me passeront.

Je garde un écart raisonnable et en haut, ça semble aller mieux, j’arrive à relancer. Je repasse devant. Nous arrivons à la Madone qui nous offre une chouette vue sur Orgelet by night. Et puis c’est la dernière pente vers le bas et la traversée de ville jusqu’au gymnase que j’atteins après 18km en 1h51, je suis 35° sur 137 arrivants. Comme quoi les courses de nuit semblent plutôt me réussir !!!

C’était une belle première édition du Dark Trail. Le parcours de 18km est plutôt intéressant, sans trop de bitume, ce qui n’était apparemment pas le cas des autres distances. La soirée a été partagée entre les coureurs présents des Lacets du Lizon, ceux du Team Trail Jura également, dont j’avais revêtu le maillot ce soir et aussi des Traileurs Val’O Jura. Autant d’associations de course à pied dont je pourrai prochainement vous parler.

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