Festival des Templiers – Acte 2

Festival des Templiers – Acte 2

Après une journée de route et une course, la Midnight des Templiers, un peu de repos est bien mérité ! Alors le soir, on profite un peu sans oublier de filer au lit pas trop tard…. Il faut dire que certains courent le lendemain et que de mon côté, j’aurai aussi une journée chargée !

Samedi 20 octobre, debout vers 8h et la première péripétie du jour, c’est de faire le café ! De ce côté, David, c’est le chef : il prépare tout bien jusqu’à ce que la verseuse se fissure… Du coup, c’est système D avec une casserole et … le doigt de Franck !!! Mais le pauvre ne tiendra pas bien longtemps car le café est bouillant alors David reprend les choses en main avec un montage de petites cuillères … Bref, nous l’avons bu tout de même et il était bon !

   

Le Salon du Trail

On se prépare et moi, je prends les devants car je dois tenir le stand “JURA TRAIL ADDICT” sur le salon du Trail. Notre objectif : montrer les principales courses du Jura pour donner envie aux coureurs de venir chez nous. Le gros du stand était monté la veille alors ce matin, il me reste juste quelques finitions comme installer l’ordinateur pour la vidéo et couper du Comté et du Morbier pour les visiteurs.

Pendant une bonne partie de la matinée, je tente d’aguicher un peu les coureurs venus prendre leurs dossards, de leur faire goûter mon fromage, le distribuer des plaquettes de présentation de nos courses… C’est toutefois assez compliqué car les gens semblent plus gourmands que vraiment intéressés. Je crois que c’est un peu pareil sur tous les stands et moi le premier, lors que je suis visiteur, j’ai tendance à passer tout droit devant les organisateurs de courses sans vraiment m’arrêter. Là, je suis plutôt solidaire et lors de promenades dans le salon, je discuter avec les organisateurs des épreuves déjà réalisées, je m’intéresse à des endroits encore méconnus et je découvre quelques formats de trails intéressants.

Pour m’aider dans ma tâche, Marie-Eve et Marion du Team Trail Jura, également venues courir aux Templiers, viennent me relayer. Ça me permet de prendre un peu l’air car sous la tente, il fait chaud… Merci les filles !

 

Durant un passage sur le salon, Sabine m’emmène un petit tupperware rempli de salade de quinoa et jambon pour m’aider à tenir le coup. D’ailleurs, je sortirai manger mon plat avec les potes en allant voir l’arrivée de David sur la Monna Lisa. Sabine court aussi sur la VO2 Trail. Les 2 ont d’ailleurs fait de belles prestations, bravo !!!

Et puis à nouveau, le soir, nous retrouvons notre gîte pour une petite Pasta-Party / Bière mais sans abus car demain, c’est le grand jour, celui du Grand Trail des Templiers….

Le Grand Trail des Templiers

Le réveil me surprend un peu à 4h du mat’ … c’est pas une heure pour se lever un dimanche! Et pourtant, il faut bien car le départ sera donné à 6h. Après un nouveau succulent café à la cuillère, nous prenons donc la route dans la nuit noire pour nous diriger vers Millau. Là, on se retrouve dans les bouchons, c’est un peu la foire d’empoigne pour accéder au plus près du départ… Alors on ne cherche pas plus loin et on se gare dès qu’on peut, on finira à pied. Ce n’est que 5 minutes avant le départ que nous arrivons dans le sas. Du coup, on oublie la stratégie de partir devant pour éviter les embouteillages de début de parcours…. Il nous reste quelques instants pour les photos souvenirs et puis c’est l’heure…

 

Nous entamons donc la course depuis l’arrière et empruntons les 2km de bitume servant à étirer le peloton. Christophe s’engage sur la gauche, Franck lui emboîte le pas et moi je les suis. Cela nous permet de doubler un paquet de monde. Mais je me rends vite compte que le rythme de mes 2 compères sera trop difficile à suivre pour moi. Je décide donc de les laisser partir, de réduire l’allure et de gérer au mieux ma course … comme un jeune vétéran! Très vite, je ne vois plus mes 2 amis. Nous sortons ensuite de la route principale et nous bifurquons légèrement à droite où la pente comme gentiment à s’élever. Je fais une halte pour retirer mon coupe-vent qui me tient bien chaud et je repars en trottinant. Par contre, je ne reconnais pas le départ pris il y a 2 jours sur la Midnight, il me semblait que ce devait être le même. En tout cas, j’ai bien prévenu mes acolytes de gérer le départ pour être au mieux dans le single très raide après le 5° km. Pour le moment, ça reste bien gérable et je ne m’arrête pas de courir jusqu’à atteindre Carbassas.

C’est ici que les choses se corsent car nous quittons le goudron pour entrer dan les chemins. Surtout, ça commence à monter un peu plus sévère mais rien à voir avec le fameux mur de vendredi ! Je me réjouis donc de voir que le tracé n’est pas le même et que je ne vais pas en baver autant ce matin!! Alors je me colle derrière un groupe et je prends un rythme assez régulier pour entamer la grimpette. Évidemment, certains coureurs plus pressés passent dans le champs à côté du chemin, non sans se faire “pourrir” par d’autres coureurs : “Vous êtes sur des terrains privés! Le règlement dit de suivre les chemins! Vous êtes contents, vous avez gagné 30 secondes !!“.

Je n’ai pas encore sorti les bâtons, m’attendant à ne pas pouvoir m’en servir dans le single. Finalement, j’aurais pu mais ça passe sans. par moment, la pente est un peu raide mais dans l’ensemble, tout se passe plutôt bien. Il me faudra malgré tout 55 minutes pour arriver au sommet après 5.5km et près de 500m D+.

Une fois en haut, comme sur la Midnight, nous sommes au plat. Sauf que ce matin, l’histoire va durer sur 18km! Le temps de reprendre son souffle après la petite grimpette, de remettre le coupe-vent car nous sommes à plus de 800m d’altitude et le vent souffle et on repart. Je me dis qu’il faut éviter de perdre du temps ici car sinon, je vais trouver le temps long. Je dois donc trouver une allure correcte mais tenable sur la distance à parcourir. C’est donc ainsi que pendant environ 6-8 km, je trouve un lièvre : je me colle à sa foulée, quand il double, je double, je fais tout comme lui. En plus, il est grand, il me protège un peu du vent. Clairement, j’ai déconnecté le cerveau et les jambes se sont mises en mode automatique. Ne pas réfléchir, c’est peut-être la clé ici pour ne pas s’endormir. Et puis à peu près à la moitié de ce plateau se présente une petite descente. Les synapses se remettent en fonction, je dépasse mon lièvre et j’accélère un peu. Je serai stoppé un peu plus loin par le vent, je m’arrête pour enfiler la veste et repars.

La descente arrive enfin, chouette! Sauf que nous sommes à nouveau dans les bouchons car il y a quelques marches à descendre sur le chemin… C’est super joli dans le coin, j’en profite pour faire un peu de tourisme en prenant quelques photos. Aussi, on peut se rendre compte des très nombreux “nids” de chenilles processionnaires dans les pins. Celles-ci se promènent aussi sur le sentier et d’ailleurs, après la course, certains rentreront chez eux avec des boutons de partout!

Bref, voilà Peyreleau et le 1er ravitaillement. J’arrive survolté dans le village, heureux enfin de franchir le pointage des 22km en 3h09. Je pensais retrouver ici nos suiveurs Marion, Sabine et David mais j’arrive bien après mes autres compères et ils ont dû partir pour ne pas les rater à l’étape suivante. Je profite de cet arrêt pour bien me restaurer et m’hydrater et je repars comme d’habitude les mains chargées pour finir mon ravito en marchant. De toutes façons, derrière, ça remonte alors pas  d’affolement pour rien…

La côte se passe encore bien ici, je suis avec un groupe de coureurs qui suit un bon rythme que j’arrive à maintenir. Nous arrivons au sommet et là encore, c’est un plateau vallonné qui nous attend. Nous passons par de jolis endroits : des ruines d’églises et de vieilles bâtisses en pierre.

 

Bizarrement, la suite du chemin, je n’en garde que très peu de souvenirs… Des chemins tantôt en descente, tantôt en montée mais plutôt dans des endroits boisés. En fait, je crois que je suis plus concentré sur mon état physique du moment car le ventre, une fois de plus, comme à tirer… Encore une fois, l’alimentation commence à devenir un problème. Je peux boire mais manger devient difficile, je n’ai pas d’envie, pas de faim. Alors je me traîne comme ça jusqu’au prochain ravitaillement à Saint André de Vézine. Nous arrivons dans le village perché à 860m et c’est là que s’abat sur nous une belle petite averse. Heureusement, il ne me reste que quelques hectomètres pour me mettre à l’abri. Je félicite au passage tous ces spectateurs courageux qui mettent une ambiance de feu bien que mouillée !

Je passe le tapis après quasi 34km et 1290m D+ en moins de 5h et je file sous le préau. Malgré les sensations du moment, j’ai repris quelques places au classement même si à ce moment, je n’ai aucune info à ce sujet. Évidemment, c’est bondé de monde, on ne distingue même pas les tables de ravitaillement tellement il y a de monde. A gauche, c’est le solide : j’y attrape un quartier de pomme. En face, c’est le liquide : je bois un verre d’eau pétillante et un verre d’eau plate. A droite, c’est la soupe : j’en demande juste un fond. Bref, encore une fois pas trop d’envie mais ça passe encore. Vu le monde, je décide de faire vite alors je passe la veste de pluie et je repars.

Je me rappelle être passé dans un champs, m’être arrêté faire la “pause technique” mais là encore, les souvenirs de paysages sont assez flous… Sauf vers le 37° km où là, ce sont les Causses, les vrais ! Nous empruntons de chouette sentiers en balcons qui filent vers les vallées avant de remonter vers les sommets. Nous vous pouvons distinguer par moments le viaduc de Millau au loin, entre 2 blocs rocailleux. D’un point de vue géologique, c’est assez curieux et intéressants ces roches en haut des falaises. Nous apercevrons même un petite famille de vautours trainer au-dessus de nos têtes.

 

 

Et puis c’est à nouveau une belle descente qui nous attend car nous allons rejoindre le point d’eau de la Roque Sainte Marguerite. Cela me permettra de faire un point sur mon état de santé car jusque là, hormis le ventre qui fait des siennes, le reste semble fonctionner correctement. D’ailleurs, la descente se passe bien et c’est heureux que j’arrive dans le village avec encore une belle ambiance. Cette fois, les amis sont là, ils immortalisent le moment (faut que je retrouve la photo…) et m’accompagnent jusqu’au point de contrôle que je franchis après 6h44 de course pour près de 44km et 1560m D+. Faisons donc le point : la tête va bien, elle contente d’être là ! les jambes? Malgré les quelques courbatures logiques, elles sont aussi prêtes à continuer. C’est au milieu que ça déconne… Mais le moral et l’envie ne m’arrêteront pas ici, je suis prêt à repartir non sans avoir fait le plein de la poche à eau.

Heureusement, Sabine et David qui connaissent le parcours m’indiquent la montée suivante et les difficultés à venir. Je repars du point d’eau motivé en sachant ce qui m’attend : une belle grimpée avec au sommet un ravito ! Alors une fois de plus, je me colle à un groupe dans le single assez étroit qui vient longer les falaises en hauteur. Au-dessus, les chemins s’élargissent un peu et je double quelques concurrents. Mais d’autres plus rapides me dépassent aussi… C’est donc 1h plus tard et en ayant perdu quelques places que j’arrive à Pierrefiche au km 47.4 et 1900m D+.

Là haut, il fait beau mais frais, je supporte bien le coupe-vent ! J’arrive au ravito et trouve une chaise pour me reposer un instant. Je change le buff pour un autre sec, je réajuste le matériel, enlève le coupe-vent et tente d’aller me restaurer. Décidément, c’est cuit, je ne mangerai encore pas ici ! Même les pommes ne passent plus et le roquefort étalé sur du pain ne me fait pas du tout envie !!! Pas envie de soupe non plus alors je ne vais pas m’attarder trop ici non plus. Pourtant, David m’avait prévenu de bien m’alimenter ici car il n’y a plus de ravitaillement sur les 18 prochains kilomètres…  Dehors, il y a encore une fois beaucoup de monde venu encourager les coureurs, ça fait vraiment plaisir ! Mais dès la sortie du village, je remets la veste car le vent glacial souffle !

Encore une fois, hormis quelques endroits, ce long passage ne m’aura pas beaucoup marqué! Mais ce que je me souviens, ce sont encore ces paysages typiques des Causses. En fait, nous empruntons beaucoup de sentiers en balcons qui nous offrent par moment des vues superbes :

 

Finalement, je ne me rappelle que des pires moments, ceux où le ventre ballonne, celui où ma montre n’affiche plus rien, celui où les dames qui font un pointage sur un sommet sont incapables de me renseigner sur la distance parcourue et restante, celui où d’autres pointeurs 5km plus loin nous annoncent être au kilométrage que les fameuses dames m’avaient annoncé… Bref, des péripéties de courses, celles qu’on connaît tous, ces conseils qu’il ne faut pas écouter au risque de perdre la motivation. En plus, le groupe avec lequel je cours ne fait que parler de barrière horaire… Mais nous avons 1h d’avance sur celle-ci, tout va bien.

Sur le chemin, je me suis forcé à manger un peu. J’ai pu avaler une demi-compote pomme-fraise-biscuit qui me faisait pourtant saliver quand je les ai acheté dans le magasin !!! Alors je continue mon chemin, à mon rythme, comme je peux. Pourtant, l’état de forme reste le même, la tête et les jambes restent opérationnels ! Par contre, la descente avant le prochain point d’eau est difficile, à cause du ventre. Je marche beaucoup et je m’oblige à courir de temps en temps. Ce qui me rassure, c’est que je ne suis pas le seul : 2 coureurs qui semblaient bien affûtés il y a quelques kilomètres sont à la peine et je n’ai pas de mal à les dépasser et leur prendre de l’avance.

Et enfin, voici Massebiau qu’on entend de loin car là aussi, l’ambiance est largement assurée par les supporters !!! On rigole, on hante, on fait la Ola quand les coureurs passent, c’est chouette et ça remotive ! J’arrive au point d’eau des 65.5km après 11h29 d’effort. Honnêtement, avant de prendre le départ ce matin, je pensais qu’à cette heure-ci, je serai quasi-arrivé. Force est de constater que la course a pris une toute autre tournure et que je dois faire avec. Il y a pas mal de monde ici mais comme il me reste suffisamment de liquide et qu’il n’y a rien à manger ici, je file tout droit, ce qui me vaudra un bon de 120 places au classement !!!

Derrière, ça remonte, évidemment ! Je suis avec un coureur qui pense mettre 3h pour rallier l’arrivée 10km plus loin. J’espère faire beaucoup moins! Alors c’est avec énergie que j’engage la montée, prenant les devants d’un petit groupe. Ça fonctionne, l’allure me semble plus que correct, je reprends d’autres coureurs. En fait, en montée, ça va presque mieux car il n’y a pas de chocs pour le ventre, même si ça n’est pas ma tasse de thé… En haut, nous arrivons dans une jolie sapinière et même là, il y a pas mal de monde ! Nous ne sommes plus loin du dernier ravitaillement de la course au Cade. Bon, on a tout eu niveau indication : “ravito dans 400m, puis dans 800m” … On n’écoute personne et on avance!

Mais le voilà ce dernier ravito !!! J’y arrive en 12h21, nous avons parcouru 69km et 3140m D+. Autant dire que ça sent l’écurie! Ici, c’est une petite ferme de pierre qui nous attend. C’est très joli mais c’est surtout un piège de premier ordre : dès l’entrée dans le bâtiment, nous faisons face à une magnifique cheminée allumée qui donne très envie de s’y réchauffer et surtout de ne jamais en repartir !!! Je m’arrête un instant pour sortir le drapeau Made In Jura du sac et une nouvelle casquette sèche mais je ne traîne pas. J’ai encore à boire et je ne peux rien manger, à quoi bon rester?

 

Sur le départ, je fais un petit tour des textos et j’en profite pour répondre à Anne et ses encouragements qui me font bien plaisir. Dans ma tête, ma course est finie car mon étude plus que succincte du profil ne m’a pas permis de voir la dernière bosse qui nous attend. Pour moi, il ne restait presque que de la descente, je vais vite déchanter.

Alors effectivement, au début, on descend et tout va bien. Il fait encore jour et nous suivons un sentier qui nous conduit gentiment vers Millau. Et puis la nuit tombe peu à peu, les lumières de la ville s’allument, le spectacle et sympa! Là où ça devient moins sympa, c’est lorsque le chemin remonte puis fait demi tour pour nous emmener vers les falaises. Là, je ne comprends plus ce qui se passe, mais où va-t-on??? Et bien en fait, on va en haut, tout en haut !!! La pente s’élève de plus en plus pour atteindre des 30%, les bâtons sont de moins en moins utiles et en plus la nuit tombe. Les coureurs qui m’encadrent ont allumé les frontales, moi, pas encore. Et puis on distingue une antenne relai au sommet qu’il faut rejoindre. Mais la route est semée d’embûches ou plutôt de rochers!!! La c’est clair, les bâtons ne servent plus à rien, ce sont bien les mains qu’il faut poser et utiliser pour se hisser au-dessus de ces gros blocs.

Mais finalement, on finit par y arriver tout là-haut et la vue est spectaculaire (même si mes photos prises à la va-vite ne le montrent pas vraiment) :

 

Là, je revisse la frontale sur la tête et m’engage dans cette dernière descente. Il reste en 2 et 3 km avant la fin. Le seul problème, c’est que nous sommes nombreux sur le sentier qui descend fort et surtout humidifié par les pluies de jours précédents. C’est très glissant et beaucoup ont peur. J’arrive à doubler de temps en temps mais non sans difficulté.

Après quelques centaines de mètres, le chemin se redresse pour nous emmener dans une grotte. Même si sur le coup, on peste de devoir remonter encore une fois, il faut avouer que ça valait le coup de passer par là! Et puis à la sortie, on redescend encore. C’est toujours encore un peu compliqué jusqu’au panneau “Arrivée 2km” alors on fait avec. Mais lors que le dernier kilomètre arrive, le chemin s’élargit. Alors à ce moment précis, la tête est déjà sur l’aire d’arrivée, les jambes sont prêtes à galoper et le ventre… on n’y pense plus du tout !!! Alors je mets le clignotant vers la file de gauche, je déboîte et j’envoie. Je doublerai encore 15 à 20 coureurs avant d’entendre le speaker et la foule survoltée, avant de voir les premières lumières de l’arrivée. Dernier virage, David m’interpelle, j’ai le drapeau Made In Jura à bout de bras. Il y a beaucoup de monde pour nous applaudir alors les dernières marches en montée sont avalées et je profite enfin de la dernière ligne droite pour franchir l’arche en bois.

Ca y est, je suis finisher du Grand Trail des Templiers. J’ai affronté ces 76km et 3510m D+ en 14h14 ! Le temps est loin de celui espéré mais peu importe, c’était ma seconde course du week-end, la dernière grosse épreuve de la saison et je suis arrivé au bout malgré ces récurrents problèmes gastriques. C’est alors avec grand plaisir que je vais récupérer cette médaille tant méritée !

Je retrouve mes amis: Christophe et Franck sont arrivés bien avant moi, ils ont fait forts, un grand bravo les gars !!! Après une petite douche, je les rejoints au repas. Au début, je ne voulais pas manger mais finalement, l’aligot fait bien envie e j’en mangerai un peu. Et le soir, je me venge sur les pizzas et la bière !!!

Pour finir, après une nuit de récup’ et le rangement du chalet, nous allons ensemble faire un tour à la piscine – jacuzzi – sauna avant de reprendre la route pour le Jura.

Les Templiers : Un festival !

On m’avait décrit une épreuve festive, avec une belle ambiance et plein de monde partout. On ne m’avait pas menti ! C’est vrai que les Templiers, ça brasse du monde. La multitude de courses proposées attire beaucoup de coureur mais j’ai surtout été impressionné par la foule de spectateurs à chaque ravitaillement. Alors même s’il est vrai que de nombreux endroits ne sont pas facilement accessibles, les supporters remplissent les rues des villages étapes et mettent une ambiance de folie! Rien que pour ça, je conseille la course! D’autant que les paysages sont vraiment chouettes. Bon, on retrouve le même type de panorama un peu partout sur le parcours mais ces rochers, ces villages de pierres qui semblent perdus dans les pentes, c’est chouette!

Côté tracé, c’est sûr, ce n’est pas à la portée du premier venu. Si sur le papier ça ne semble pas insurmontable (dès lors qu’on s’est un peu entraîné tout de même), sur le terrain, c’est tout autre. Alors oui, en haut, c’est souvent plat. mais les pentes pour y accéder où en repartir sont très techniques et pentus. Il y a beaucoup de cailloux qui renforcent la difficulté.

Le seule point négatif que j’ai pu noté, c’est le manque de respect total d’un grand nombre de coureur qui n’hésitent pas à laisser tomber leurs emballages de gels ou autres produits énergétiques. J’ai pu voir un grand nombre de déchets sur les parcours, ça, c’est dommage. Sans doute un manque de sensibilisation de la part de l’organisation qui c’est vrai, je n’ai pas entendu insister beaucoup sur ce point. Mais surtout, je crois que comme sur un peu toutes les courses, il faudrait vraiment appliquer des sanctions aux “pollueurs” (ce qui évidemment est bien plus facile à dire qu’à faire).

Mis à part cela, c’est une épreuve que je reviendrai faire avec plaisir. Enfin pas tout de suite car j’en ai quand même bavé! Mais refaire une plus petite distance, entre amis, pourquoi pas?

Il me reste maintenant à finir en beauté la saison 2017 et ce sera dès samedi prochain avec l’Izernight où nous irons défendre notre challenge des Lacets du Lizon !

 

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