Superbe Marathon du Mont Blanc

Superbe Marathon du Mont Blanc

marathon du mont blancCe week-end à Chamonix était prévu de longue date : inscription à la course et réservation d’hôtel faits depuis octobre 2012. Alors évidemment, on l’attend depuis longtemps ! Nous avons pris la route en famille dès la sortie de l’école vendredi pour arriver vers 19h au pied du Mont Blanc. Nous garons la voiture au parking et nous nous dirigeons vers l’hôtel Le Chamonix, juste sur la place de l’église, lieu de départ et d’arrivée de la majorité des courses. Dès mon arrivKillan and meée, j’entends déjà mon prénom : c’est Anne (Courir Pour Le Népal) qui est là ! Nous prenons les clés de la chambre et 2ème surprise : Killian Jornet vient « s’alléger » dans les toilettes de notre résidence du jour avant son Kilomètre Vertical !!! La suite, c’est une courte nuit car les arrivées du 80km s’enchainent jusqu’à 3h du matin et un samedi mouillé, il a plu toute la journée ! Durant cette journée pluvieuse, nous avons eu le plaisir de croiser mes amis picards (Aurore et Riri avec qui je vais courir le Marathon), Anne, Jean-François (Moux), son frère Phil, Sange Sherpa, Julien (mon fournisseur officiel de poulet de bresse au marché de Saint Claude), quelques coureuses des 7 monts et bien d’autres… On nous annonce du beau temps pour le dimanche, on a du mal à y croire…

Et pourtant, au réveil, à 6h, ce sont des éclaircies qui se dessinent pour le départ de notre grande course. 6h30, je retrouve Riri sur la ligne de départ. Anne, Moux et Phil viennent nous encourager et 7h, c’est parti ! Départ rythmé mais sans éclat dans le flot de 2000 coureurs, à 11.5 km/h, nous savons que ça ne durera pas. On passe devant l’appartement de Riri (petit coucou au passage à Choup’), départ marathonpuis l’aire de parapente (départ du Cross) et enchainons sur le petit balcon nord, en ayant réduit l’allure. Il fait effectivement beau et la température est acceptable, même en manches courtes. Un regard en arrière et nous apercevons le Mont Blanc majestueux qui lui aussi à l’air de vouloir nous encourager ! Notre course se déroule tranquillement, un bon rythme mais sans forcer, histoire de garder du jus pour la suite. Le paysage défile : Le Lavancher, Argentière… Petit embouteillage au début de la montée vers Montroc mais l’occasion de rencontrer Xavier et Sandrine avec les drapeaux « Made In Jura » ! Rapidement, nous voilà au col des Montets et nous arrivons au ravitaillement de Vallorcine. La santé est bonne, les jambes sont là, nous nous sommes préservés, nous en sommes à environ 2h20 de course et 18km. Choup’ et le petit Louis nous attendent, Anne et Moux aussi. D’ailleurs, « coach Moux » prend la route avec nous pour affronter LA difficulté du jour : le Col des Posettes.

C’est donc rassasiés que nous reprenons la route, toujours dans une belle bonne humeur mais rapidement, les bouches se lient. La pente de 27% dans les sous-bois a vite eu raison des bavardages ! C’est presque sans s’en rendre compte que nous approchons Pose devant le Mont Blancdu col après une grimpette de 800m. Devant nous se dressent la Verte et le Chardonnet, sublimes ! Nous sommes au Col avec une grosse ambiance : un guitariste-chanteur sur son camion assure les festivités en nous rejouant des tubes qui auront bien du mal à sortir de nos têtes ! Mais reprenons-nous car nous avons en ligne de mire l’Aiguillette des Posettes, le point culminant de la course. Encore une fois, c’est tranquillement que nous suivons le sentier et que nous arrivons au sommet après 4h et 24km. Là, pose photo obligatoire car le Mont Blanc se montre à nouveau, toujours aussi magnifique. Phil est là et nous « shoote » au téléobjectif ! On apprend alors que Killian Jornet est déjà arrivé !!!

Nous entamons la descente. La première partie suit la crête mais il faut rester vigilant car les marches en bois sont très glissantes. La suite, c’est un sentier dans les bois assez technique. Je déroule bien, laissant Riri derrière moi. Quelques lacets plus bas, je tente de voir où il est …pan, une racine, je me vautre littéralement. Sans bruit, je me relève aussitôt et l’attend. Je le suis ensuite jusqu’au Tour. Je ravitaillementpense que là, nous avons dû gagner quelques places car aussi bien Riri que moi sommes à l’aise en descente !  Moux est toujours avec nous. Entre le Tour et Tré-le-Champs, nous suivons un chemin assez large et humide. Comme on s’ennuie un peu, voilà qu’on se met à sauter dans les flaques, comme des gamins… Puis c’est le 2nd ravitaillement solide. Là encore, la petite famille de Riri est là. Choup’ nous fait passer les messages de tous nos potes qui nous suivent via internet. Je profite de la pause pour me mettre au sec. Nous en sommes à 5h et 30km et Moux nous abandonne pour finir la course avec les filles des 7 monts.

La route se poursuit ensuite en direction de la Flégère par un sentier qui monte régulièrement dans la forêt. Evidemment, le rythme ralentit mais reste correct. Riri commence a avoir quelques pointes aux adducteurs, il ne faut donc pas forcer, l’important restant d’aller au bout. Nous alternons marche et course (quand c’est possible). Il fait maintenant bien chaud, nous avons vraiment eu de la chance avec la météo. A la sortie des bois, il nous reste un chemin assez large, droit dans la pente. Je pars devant, j’ai de bonnes jambes. Mais on effort sera coupé à la moitié car je croise Kat, Brigitte et Jean des Lacets du Lizon. Evidemment, je Flegerepapote, Riri qui arrive juste derrière avec un regain de forme me le fais remarquer !!! Du coup, je dois courir pour le rattraper (je pense que certains ont dû me prendre pour un fou en me voyant courir dans une pente à 25%). Nous arrivons donc ensemble au ravitaillement de Flégère en 6h30 et 36km. Nous remplissons les poches à eau, faisons une fois de plus la razzia de Tucs et repartons gentiment. Ce qui nous attend maintenant, c’est le balcon sud jusqu’à Planpraz, assez droit dans l’ensemble et nous avons alors la possibilité de courir régulièrement.

Nous en sommes au kilomètre 40. Déjà, nous sommes très heureux d’en être là, au milieu de paysages somptueux, et ça fait quelques kilomètres que nous entendons la voix sue speaker de l’arrivée. Les derniers mètres, je les connais : alors qu’on voit la ligne d’arrivée juste au dessus, ce sont encore 3 ou 4 lacets dans une pente raide que nous devrons affronter. J’appelle Laeti qui est au finsh avec les enfants. Nous grimpons sans nous arrêter, sans regarder derrière, le seul objectif, c’est l’arche qui signale la fin de la course. J’attrape la bière du finisherLenny au passage (Loane n’a pas voulu suivre), Louis est là aussi et c’est tous les 4 que nous terminons ce Marathon du Mont Blanc en 7h33. On nous passe la médaille au cou, nos petites femmes vont chauffer les flashs des appareils photos. Il y a un monde fou, une ambiance extraordinaire ! Dernier ravitaillement et surtout, la bonne bière du finisher ! On retrouve ensuite Anne, Phil, Moux qui a fini quelques minutes après nous avec les filles puis nous redescendons en télécabine au centre-ville de Chamonix pour boire un dernier coup avant de reprendre la route pour notre Jura.

Si je dois dresser un bilan de ce Marathon du Mont Blanc, je dirai que ça reste vraiment une belle course que je referai sûrement un jour. J’ai amélioré mon temps de 16 minutes, j’aurai s peut-être pu faire mieux en courant seul mais je suis certain que je n’en aurais pas autant profité et je ne serais sans doute pas arrivé ans le même état de fraicheur. Et puis faire cette course avec mon pote Riri, c’est encore un super moment que nous avons passé ensemble, je pense qu’il en a profité autant que moi. Et puis les rencontres tout au long du week-end et pendant la course ont été à chaque fois de vrais instants de plaisir. Voilà donc une 3ème médaille « chamoniarde » à accrocher dans le salon après 2 marathons et un cross. La prochaine, peut-être celle du kilomètre vertical pourquoi pas ?

Enfin, je courais encore ce week-end en faveur des associations Courir Pour Le Népal et AFCAVF. Malheureusement, les paris ont été moins nombreux mais ce sont tout de même prêts de 200€ qui vont pouvoir être convertis en dons et ça aussi, j’en suis fier !

 

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