Duo Trail des Crozets 2017

Duo Trail des Crozets 2017

Le Duo Trail, c’est devenu au fil de temps un rendez-vous incontournable du calendrier jurassien, en tout cas du mien. Il faut dire qu’il a tout pour plaire : pas trop de monde, à côté de la maison, j’y retrouve de nombreux amis coureurs, l’ambiance y est toujours excellente (comme la plupart des courses du coin !) et en plus, cette année, la course est inscrite au Trail Jura Tour. Mais surtout, le Duo Trail, c’est un format de course unique (en tout cas, j’en connais pas d’autre) où l’équipe prime sur l’individuel, où la performance doit se faire à deux !

Depuis le temps, vous devez le connaître par cœur ce format de course, je vous ai déjà raconté ici ! Après avoir expérimenté il y a quelques années, être revenu en 2015 avec Julien, en 2016 avec Brigitte, qu’est ce qui m’attend cette année ? Et bien pour 2017, le Duo Trail innove encore en proposant un P’tit Duo ! Du coup, c’est un nouveau format de 12km au total, toujours à faire à 2 sur le même principe que le Grand Duo de 23km. Le rendez-vous tombe à point pour que Laetitia prépare sa Course de la Passerelle du 1er octobre et c’est donc avec elle sur le petit format que je m’élancerais.

 

Nous arrivons donc en début d’après-midi ce samedi 16 septembre aux Crozets. La météo ne semble pas vraiment être avec nous avec un ciel bien gris. Une fois garé, il nous faudra encore un bon quart d’heure avant d’atteindre la table des dossards. Non pas que ce soit loin mais c’est que tous les 2m, nous croisons quelqu’un! Alors on se dit bonjour, on discute, on se rappelle la dernière course ensemble, … Et enfin, nous obtenons nos sésames : ce seront les dossards 1209 C et D, les lettres correspondants aux différents parcours.

Le Grand Duo partira le premier à 15h et nous, 45 minutes plus tard. Nous pouvons donc assister au départ et ça nous laisse le temps de continuer à discuter et à nous préparer. Il y a évidemment du beau monde : les Lacets du Lizon, le Team Trail Jura, le team Running Conseil… dur de trouver là les favoris! Une fois partis, il ne reste plus que nous et … la grêle !! En effet, moins de 30 minutes après le 1er départ, c’est une averse de grêle qui s’abat sur les Crozets. Nous avons de la chance, nous sommes sous la tente mais ceux qui courent en ont moins… Une fois l’averse passée, le soleil revient et les organisateurs décident d’avancer le départ de 5 minutes, histoire de ne pas prendre de risque…

  

Nous voilà donc sur la ligne de départ tous les 2 avec Laetitia au milieu d’une 40aine d’autres duos, nous avons près de 2km à faire ensemble pour commencer. La plupart des autres équipes passent devant nous dans ce début de course en côte avant d’entrer sur les premiers sentiers pour une petite montée un peu humide. Je motive ma moitié et l’encourage. La suite est plutôt vallonnée avec une petite portion en descente où Laetitia reprend un bon rythme. Autour de nous, il y a 2 ou 3 équipes de filles sur une allure semblable à la nôtre. Je pense que nous verrons ces demoiselles un bon moment. Derrière nous, il n’y a déjà plus grand monde.

Après quasi 2km, c’est l’heure de la séparation. Laetitia continue sur son parcours D pendant que moi, je bifurque à droite sur le C. Me voilà seul maintenant alors j’en profite pour hausser un peu le rythme. Je pars donc de mon côté à 14-15 km/h! Evidemment, je ne tiendrai pas les 4km pour arriver au ravitaillement comme ça mais j’ai bien l’intention de perdre le moins de temps possible. Je remonte un à un les autres coureurs si bien que j’en passerai une bonne 15aine avant la dernière descente avant le ravito. Là, je dépasse encore bien 2 ou 3 concurrents. Une fois l’objectif atteint, il me reste à attendre ma moitié.

Je me ravitaille au son de la fanfare venue animer les lieux un peu perdus il faut dire. Quelques équipes du Grand Duo arrivent, ils ont déjà 18km dans les pattes. Quant à nos concurrents directs, uns à uns ils arrivent chacun de leur côté pour reformer l’équipe et repartir ensemble. Après un petit 1/4h d’attente, Laetitia arrive. Elle n’est pas dernière, il doit y avoir 1 ou 2 coureurs derrière elle. Je lui laisse le temps de reprendre des forces et nous repartons tous les 2 pour la second moitié du parcours, et ce sera la plus dure!

Je connais bien le parcours car c’est le même depuis des années. Je sais donc qu’après le ravitaillement, il y a une petite descente mais qu’ensuite, c’est une longue et difficile montée qui nous attend. Pour couronner le tout, en fond de vallée, les chemins sont ultra boueux! D’autres coureurs du grand parcours en profitent pour nous dépasser à leur tour.

Au début de la montée, je pars devant en courant puis je redescend pour revenir au niveau de Laetitia. Chaque aller-retour me permet de jauger la distance qui nous sépare du couple qui nous précède et à chaque fois, je me rends compte que nous reprenons du terrain. Je décide donc de changer de tactique en me positionnant derrière ma compère et en la poussant dans les montées. Le but n’est pas de la faire aller plus vite mais surtout de faire en sorte qu’elle ne s’arrête ou ralentisse pas. C’est dur pour elle mais elle tient le coup plutôt brillamment. Nous revenons effectivement à quelques mètre du duo de devant en haut de la montée. Par contre elles semblent reprendre de l’avance sur les portions plus planes.

Heureusement, je sais que cette côté n’était pas la dernière et que nous aurons d’autres montées pour nous refaire. Mais pour le moment, le long chemin que nous empruntons est en faux plat montant et l’écart reste le même. Nous sortons de la forêt et sur une traversée de route, nous croisons un point d’eau. Laetitia file tout droit et moi, je m’arrête pour lui prendre quelques provisions qu’elle pourra grignoter en courant un peu plus loin.

C’est alors qu’arrive derrière nous un coureur, seul, qui vient se coller dans nos baskets.  Je suis étonné de voir un coureur tout seul alors je me retourne et je vois sur son dossard “#serre-file”.  Il me dit qu’il est le serre-file du Petit Duo :

– Ca veut dire qu’on est derniers?
– Oui.
– Mais il y avait des coureurs derrière nous tout à l’heure…
– Ils ont abandonné.

 

Donc, à 3km de la fin, nous sommes bons derniers avec la fameuse équipe de filles que nous avons finalement rattrapé. Du coup, je pousse un peu Laetitia à accélérer pour passer définitivement devant. Je sais qu’il nous faut encore monter au Mont Pelan et que nous sommes plus forts en montée. Il faudra donc profiter de cet instant pour prendre le large et surtout éviter de se faire rattraper dans la descente ensuite. C’est effectivement ce schéma qui semble se dérouler et même, nous arrivons à reprendre une autre équipe dans la montée. Sur le haut, nous arrivons ensemble devant une petite descente et nous passons devant. Ces filles là ne sont pas à l’aise dans cette configuration, tant mieux pour nous! Je pousse donc encore un peu Laetitia pour arriver au sommet.

La fin de course se fait exclusivement en descente, d’abord sur un grand chemin rendu un peu glissant par la pluie, puis dans un champs, puis sur un sentier technique encore plus humide et glissant et enfin sur le bitume. Si 1 ou 2 duo du grand parcours nous passent encore, nous avons maintenus notre avance. Je me retourne souvent, je surveille que ça ne revienne pas de derrière. 

  

Nous revoilà aux Crozets, plus que quelques hectomètres. Ce qui est bien quand tu arrives dans les derniers, c’est que la plupart des autres coureurs sont là pour te féliciter. Il y a donc un peu de bruit et c’est main dans la main que Laetitia et moi terminons notre course en 1h50 pour les 12km et près de 500m de dénivelé. Et nous ne sommes donc pas derniers puisque 2 duos sont restés derrière nous!!! Mais quelque soit le classement, nous avons tous droit à notre bière de finisher!!!

 

La suite de l’après-midi : après nous être changés, nous sommes partis chercher Lenny resté chez les grands-parents et nous sommes revenus pour partager le repas d’après-course avec les copains.

Pour faire un petit bilan : évidemment, le DuoTrail des Crozets, c’est bien, c’est sympa, on y rigole… le parcours, bien que connu, reste très agréable mais aussi assez dur. D’autant que sur le Petit Duo, toutes les difficultés sont concentrés sur les 6 derniers kilomètres. Laetitia s’en est bien sorti, elle a été courageuse et déterminée pour ne pas faiblir dans les montées et tenter de dépasser les 2 équipes pour ne pas finir bons derniers. Elle est prête pour la Passerelle à Pratz!

Pour moi, ça reste un bon moment de course partagé en couple, ce qui est assez rare! Même si évidemment je n’ai pas fait les 12km à mon rythme, je me suis amusé et malgré tout, j’ai pu piquer un sprint sur 4km pour reprendre près de 20 coureurs sur les 40 qui étaient devant moi. Maintenant, retour aux fondamentaux avec un 25km à Oyonnax le 24 septembre, l’Oyo Trail Tour Haut Bugey.

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