OTTHB – Trail des 7 Monts

OTTHB – Trail des 7 Monts

Après l’abandon du le Trail Volodalen du Jura et des vacances portugaises bien méritées, la reprise est difficile… Presque pas d’entrainement, juste quelques petites sorties avec Laetitia. Mais l’envie de remettre un dossard est plus forte, alors me voilà engagé sur l’Oyo Trail Tour Haut Bugey puis sur le Trail des 7 Monts.

OTTHB - La reprise

Voilà le premier dossard “post-vacances” ! Et pour ne pas faire semblant, j’ai décidé de voir grand en m’alignant sur le 26km. Je n’ai pas couru la distance depuis 2 mois mais tant pis, ça se tente!

L’OTTHB est une belle course à Oyonnax. Ca nous change un peu de terrain de jeu, nous qui habituellement allons plus facilement sur les courses du Jura. Les parcours sont très chouettes, techniques, intéressants, avec de beaux passages, notamment sur le grand parcours au lac Genin. Et puis j’ai appris à connaître les organisateurs qui sont des gens très sympas! Enfin, l’OTTHB fait partie du Trail Jura Tour 2019 alors c’est une bonne raison de s’y rendre et faire un peu la promo du challenge.

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Comme à l’accoutumée, j’arrive relativement de bonne heure ce 29 septembre pour venir retirer mon dossard (et avoir une place de parking pas trop loin…). Cela me permet d’aller faire un peu le tour des « popottes », dire bonjours aux coureurs connus, aux organisateurs, le temps de se mettre bien dans l’ambiance. Je me suis inscrit à la dernière minute (sur place en fait !) car longtemps j’ai pensé ne pas pouvoir venir. Malgré cela, alors que ça n’était pas du tout assuré, mon dossard était accompagné d’un morceau de fromage et d’une bière artisanale (à ne pas consommer avant quelques jours selon l’étiquette… j’ai respecté la règle !), une bonne surprise donc. Il faut dire que les mauvaises prévisions météo (bien qu’elles aient changées ces derniers jours) ont apparemment tenté quelques coureurs de rester au chaud dans le canapé, il n’y pas beaucoup de monde.

La ferveur monte peu à peu, je pars m’équiper au camion et j’entame l’échauffement avec Alain, ex-collègue avec qui je dois faire une partie de la course. Juste avant le départ, j’entends le speaker parler du Trail Jura Tour alors, en tant qu’ambassadeur, je vais prendre le micro 2 minutes pour rappeler le concept et puis je vais me placer sur la ligne, en milieu de peloton.

Le départ est donné au cœur du parc René Nicod et nous entamons un petit tour avant de rejoindre la route puis les sentiers. Je suis avec Alain, nous avons pris un départ prudent, tout va bien et on connaît bien le secteur. Du côté de la Sarsouille, nous empruntons les fameuses petites traversées de rivière sur des blocs en pierre puis, comme c’était prévu, le chemin s’élève à contre-sens de la piste VTT. J’accroche Alain qui me donne un bon rythme, environ 8.5km/h. La température du départ étant fraîche (nous étions à l’ombre), je m’étais bien couvert et au milieu de la côte, je fais un petit arrêt pour me mettre à l’aise. Quelques descentes permettent aussi de reprendre quelques places avant que l’arrêt pipi nous en fasse reperdre !

La montée se fait sans difficulté majeure, on double un peu, nous avons à priori trouvé notre place dans le trafic. Et puis nous arrivons au ravitaillement du lac Genin après 8.5km en 1h tout pile. Là, je prends mon temps pour m’alimenter et boire un peu. Alain part un peu devant et moi un peu derrière (du coup !). Il nous faut traverser les champs au bord du lac et j’avoue accuser un peu le coup mais sans perte d’énergie pour le moment. Nous nous enfilons à nouveau dans les bois pour reprendre une montée qui nous fera traverser la route d’Echallon. Ça commence à devenir difficile pour moi, les jambes deviennent lourdes. Peut-être que le départ aura finalement été tout de même un peu trop au-dessus de mon rythme. Je végète donc et Alain se fait la malle avec mon approbation au bout de 10-11km, il en reste autant et même un peu plus…

Mon allure n’est pas bien brillante et heureusement, on récupère des portions plus plates qui me permettent de ne pas aller trop doucement… Tout un groupe de copains me double et me pose là. Et puis arrive la côte à Dédé. Vous la connaissez ? Si ce n’est pas le cas, je vous explique : ce n’est pas long, ça dure 100m durant lesquels on passe de 1020 à 1080m d’altitude. Facile sur le papier mais sur le terrain, la pente est au-delà de 40%, il faut mettre les mains ! mais ça se fait plutôt bien.  La suite est sympa car c’est un chemin en bord de falaise très joli, technique et sur profil plutôt descendant. Tout ce qui me va bien ! La machine repart au moins provisoirement. J’atteins alors le second ravito du 15° km en 1h50, finalement, la moyenne n’a pas tant baissé mais le profil n’était pas aussi dure sur cette deuxième portion.

Après ce ravito, je le sais, il y a encore une côte qui tue sur 2km. Alors je prends mon mal en patience, je tente de ne pas trop me faire distancer par le coureur de devant. Au sommet, des spectateurs nous encouragent au son de je ne sais plus quel groupe plutôt rock (j’ai bien aimé mais me rappelle plus…) et j’entame la descente. Bon, là, autant vous dire, ceux qui ont osé me doubler peu de temps avant vont le payer ! J’engage, je prends les manettes de l’échappée et je pars en solitaire ! Le chemin est excellent : un single pas trop technique qui serpente entre les arbres. J’arrive en bas au ravitaillement du km21 en 2h47.

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Pas de douleur, pas de crampes, rien. Mais je m’arrête tout de même boire un coup. En repartant, j’entends une fille derrière moi qui pense être 3° féminine et qui semble avoir peur du retour de la 4°. La fille, je la connais, c’est la copine d’un ancien collègue. Je la rassure en lui disant de me suivre et que tant qu’elle court, elle ne se fera pas reprendre. C’est ce qu’elle fait sur le long chemin blanc qui nous fera redescendre ensuite à la Sarsouille. En bas, elle accuse un peu le coup et je la lâche un peu alors j’attends plus loin et lui remet le rythme. On finira ensemble les derniers hectomètres, ma galanterie légendaire m’obligeant à la laisser passer devant moi sur la ligne. Fin de l’histoire après 26km et 3h10, je me classe 65° sur 110, ce qui n’est pas si mal pour une reprise !!!

Trail des 7 Monts - La der de jour

Après l’OTTHB, l’encéphalogramme de l’entrainement est resté … plat ! Rien, bien d’autres occupations comme l’organisation de la Course de la Passerelle ont pris le dessus. Il faut dire aussi que l’OTTHB a laissé quelques traces. Mais qu’à cela ne tienne, lorsque l’envie de courir est encore là, on se motive. Et ma motivation, c’était le Trail des 7 Monts. J’ai d’abord envisagé le long parcours de 30km mais je me suis finalement laissé tenter par l’Enjambée de 15km. Aussi, cette année, les parcours ont changé, cela permettra de redécouvrir une course déjà faite plusieurs fois.

Aujourd’hui, pas de folie, je ne chercherai pas à mettre du rythme d’entrée de jeu, je devrai rester prudent car la première section du parcours n’est que montante. Puis après une partie plus roulante, ce sera la descente. On accélèrera alors en temps voulu si cela est possible. C’est donc cette option que je choisis. Je me place en milieu de peloton, proche de coureurs que je sais normalement pouvoir devancer et dès le départ, j’adopte leur allure. Nous commençons par descendre dans un champ agrémenté de balises qui nous font faire des allers-retours en zig-zag. Là, je reste calme. Puis nous entamons une petite portion de route en profil légèrement montant. Là, je double un peu parce que ça n’avance vraiment pas assez vite… Et ce sont enfin les chemins et cette fois, ça monte pour de vrai.

Effectivement, nous sommes partis pour 5km de côte. Encore une fois, je ne souhaite pas me griller alors je file le train à mes prédécesseurs mais sans les doubler, je reste sagement derrière même si potentiellement, il me serait possible d’accélérer. Je suis avec les premières féminines alors je me dis que ça avance tout de même suffisamment. Nous récupérons une petite route avec quelques spectateurs dont Antoine, l’organisateur de l’OTTHB qui supporte son collègue de Trail & Macadam qui est juste derrière moi. J’en profite pour dire bonjour et prendre une photo du paysage. Et puis je repars pour mon ascension.

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Nous arrivons au sommet après 5km et 38 minutes de course. Nous sommes à la Vie Neuve, au gîte, pour un petit ravitaillement. Jeff est là alors je vais lui dire bonjour et je m’arrête quelques minutes pour manger et boire un peu. Dans la dernière portion de montée, j’ai un peu doublé et évidemment, ces mêmes coureurs me repassent à ce moment précis. Je les garde en point de mire en direction des Molunes sur une portion encore montante. J’en récupèrerai finalement quelques-uns sur le kilomètre suivant. Le profil est maintenant plutôt vallonné et côté forme, tout est au mieux alors j’augmente un peu l’allure.

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Après 8km de course effectués en 57 minutes, c’est le début de la descente. Je vais enfin pouvoir dérouler et la foulée s’allonge alors. Après avoir doublé quelques concurrents, j’entre dans les bois et j’entends du bruit un peu plus loin. Et au milieu des arbres, je découvre l’ami Rachid en train de jouer de la batterie avec des enfants qui tapent sur ce qu’ils peuvent pour faire du bruit ! Un peu étonnant comme concept mais c’est clairement à l’image du bonhomme ! Alors je crie un peu en passant, ils crient aussi et m’encouragent et je repars de plus belle dans la pente.

La suite, ce ne sera qu’une accélération progressive à mesure que les courbes de niveau vont decrescendo. La vitesse atteint un rythme de croisière entre 12 et 13 km/h, c’est grisant ! Je continue à rattraper uns à uns les coureurs de devant et à les dépasser. J’arrive sur l’Etain pour reprendre la portion de route du départ. Au loin j’aperçois le coureur de Trail & Macadam que je n’avais repris jusque-là, Antoine est aussi là et je lui demande s’il ne sera pas trop déçu si je le rattrape. Il me dit « essaye) ! Alors la course poursuite est engagée : je dévale dans le bitume à 15km/h pour finir à 17 et juste à l’entrée du champ, je le double.

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Là, c’est un petit coup d’arrêt car il faut remonter jusqu’à l’arrivée. C’est dur mais je me bats pour garder une allure raisonnable. J’arriverais à dépasser encore 2 ou 3 participants et j’échouerais finalement à 10 secondes d’Eric qui avait pris le dessus dès les premiers kilomètres de montée. Mon Enjambée des 7 Monts de 15km se terminera en 1h29 à la 630 place sur 172 arrivants. Après m’être ravitaillé, j’attends l’arrivée de copains du Team Trail Jura, des Lacets du Lizon, des Traileurs Val O’Jura… la course a donc été plutôt bien gérée malgré le manque certain d’entrainement. Maintenant, place aux dernières courses de l’année qui se feront en nocturne.

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