Ma (1/2) TDS

Les Traces des Ducs de Savoie, c’était mon défi de cette année. Passer les 100km de course, enchainer une journée et une nuit d’effort, le tout dans des paysages somptueux autour du Mont Blanc, voilà pourquoi je me suis préparé depuis des mois. Cette course, je vous en ai parlé souvent les derniers temps et la TDS est maintenant passée, c’était mercredi 27 août. Il est donc temps de vous en faire le récit.

 TDS signifie sur les Traces des Ducs de Savoie mais en réalité, j’aurais à postériori plutôt traduit par « Truc De Siphonné » ! Jugez plutôt : 119km et 7250m de dénivelé positif, 10 cols à passer dont 2 au-delà des 2500m d’altitude, 1600 participants pour rallier Courmayer en Italie à Chamonix en France et pour la plupart après une journée entière suivie d’une nuit complète d’effort.

Jusqu’à la veille de la course, je ne me suis pas rendu compte, tout ceci était de l’ordre du réalisable pour moi au vu de ma préparation dont je vous ai suffisamment fait état. Vous le savez, j’ai abandonné mais cette course ne relève pas pour autant de l’impossible, ça n’était pour moi juste pas le moment à mon avis, sans doute trop tôt, un manque d’expérience je pense. J’y reviendrai sûrement un jour mais je ne coche rien encore dans l’agenda.

L’avant course :

Je me lève donc ce mercredi 27 août 2014 à 4h du matin. Mes affaires sont prêtes depuis la veille : un sac de course accompagné de 2 sacs donnés par l’organisation, un pour y mettre les vêtements qui me seront inutiles au moment du départ et qui sera renvoyé à Chamonix pour l’arrivée et l’autre pour y déposer les affaires de rechange dont je pourrais avoir besoin à mi-course et qui sera acheminé au Cormet de Roselend. Petit café et c’est parti, je pars à pied avec mes 3 sacs depuis notre chalet de vacances au sud de Cham’ vers la Place du Mont-Blanc, le départ des bus qui nous emmènent à Courmayer. Une fois installé dans le bus, j’envoie un dernier message dans lequel j’indique que je coupe toute connexion avec internet, désormais, seuls les appels et les SMS passeront. Le bus emprunte alors le Tunnel du Mont-Blanc, le trajet doit durer environ 45mn.
Nous arrivons en Italie, à Courmayer et le bus nous dépose au centre sportif qui ne sera finalement qu’un endroit pour … attendre. En effet, là, il n’y a rien à part des centaines de coureurs assis ou allongés qui patientent dans le hall ou dans les gradins de la patinoire. Pour se réchauffer, il n’y a qu’un petit bar où le moindre café sera payant. Le départ n’est pas ici mais à l’autre bout de la ville, il faudra y aller à pied. Cette partie de l’organisation, j’avoue ne pas l’avoir comprise… Bref, je suis le troupeau et me dirige vers la ligne de départ.

 

Le départ :

Il est 6h30 lorsque je m’approche de l’arche. Je jette un œil du côté des premières lignes en espérant y voir Xavier (Thévenard) mais il doit encore être au chaud. Alors je poursuis ma route vers l’arrière et dépose mes 2 sacs de rechange. Je me place avec les autres dans le sas. Derrière moi, des « vétérans » relatent leurs exploits de courses : « moi j’ai fait la course X de 140km en 22h alors aujourd’hui je pense faire mieux ! ». Moi, j’ai un objectif initial de 25h alors… A côté, un couple d’espagnols, à droite, une asiatique. Beaucoup de nations sont représentées.
A 7h00, après le briefing et alors que l’hélicoptère s’est approché au-dessus de nous, c’est enfin la délivrance pour les 1600 partants. C’est un grand moment un départ mais là, il n’a pour moi rien à voir avec les autres. Je ne sais pour quelle raison, les larmes me montent aux yeux. A ce moment précis, je pense à mon ami Riri qui aurait dû être à mes côtés mais qui ne pourra malheureusement m’accompagner qu’en tant que spectateur-assistant. Je pense aussi à ma femme et mes enfants qui ont permis que je sois là aujourd’hui. Ça n’est pas anodin car ces heures à se préparer, à courir, ces week-ends de course à les laisser seuls pendant que moi je « m’amuse », c’est tout de même assez égoïste mais malgré tout, ils m’ont soutenu et je les en remercie.
Nous parcourons alors les rues de Courmayer sous la ferveur des supporters présents avant de quitter l’agglomération et remonter les pistes de luge.

La première ascension :

Nous entamons après 2 kilomètres une montée en lacets qui nous conduira au Col de Chécrouit où nous attend un ravitaillement liquide. Au programme, eau, pepsi et soupe. J’en profite pour ranger mon coupe-vent dans le sac car il fait beau et pas vraiment froid. J’attrape un quartier de citron et un sucre et je repars. A partir de là, sur notre droite, nous pourrons longuement observer le Mont Blanc sur son versant italien, totalement différent de la vue depuis Chamonix. Nous sommes encore en « paquet » et il y a parfois quelques bouchons, ce qui me vaudra de perdre quelques minutes sur mon programme de course et de voir derrière moi les derniers. J’avoue qu’à ce moment, ça m’inquiète un peu d’être en fin de peloton car je me demande si je ne vais pas devoir me battre avec les barrières horaires.
L’ascension se poursuit sur un single en direction de l’arête du Mont Favre. Nous sommes à 2297m d’altitude, nous avons parcouru un peu plus de 10km et grimpé 1250m de dénivelé et je pointe 1312ème. Cette première côte me donne alors une idée de ce qui m’attend par la suite, ça ne sera pas simple, je ne suis pas serein mais je continue la progression.

Col Checrouit

 

La route au Col du Petit Saint Bernard :

Arrive la première descente pour atteindre le lac Combal. Nous sommes évidemment dans un un espace un peu lunaire, pas un arbre, très peu de végétation, que des coureurs ! Dès que je peu, je double. C’est une descente un peu technique qui me convient bien et qui me permet d’accélérer un peu. J’arrive au lac, une étendue d’eau qui ressemble un peu à des marécages. Puis c’est un long faux plat qui nous emmène vers le ravitaillement au 16° km. Cette descente m’aura permi de reprendre prêt de 200 places. On ne se rend pas compte mais on double vite des paquets de coureurs. Là, je ne m’arrête pas très longtemps, juste le temps de prendre un peu de fruits, chocolats, saucisson et c’est reparti. Très vite, je remets le coupe-vent car justement, du vent, il y en a plein ! Et quelques km plus loin, j’aperçois une longue procession qui s’élève par un chemin pentu vers un col, celui de Chavanne. Là, nous commençons à observer les vallées voisines. La montée reste mon point faible car même en suivant le rythme de mes camarades, je perds 20 places au sommet.
Derrière, c’est une descente plutôt facile sur un large et très long chemin. Là, je m’ennuie un peu car si je cours le plus possible, il arrive des moments où la monotonie du tracé et du paysage me lasse un peu. Toutefois, je rejoins le creux, Alpetta, avant de repasser un petit col qui nous emmènera ensuite sur le lac Verney. Sur la route, je reçois un message de Riri, il est au col du Petit Saint Bernard et m’attend. J’avoue que ça me réjouit et remotive. Je suis un peu en retard sur mon planning (environ 30’) mais ça me redonne du baume au cœur et je repars de plus belle. J’aperçois le Col et la montée sèche qui nous attend pour le rejoindre.

Col du Petit Saint Bernard

 

La grande descente à Bourg Saint Maurice :

J’arrive au Col du Petit Saint Bernard. En haut de la côte, Riri est là et m’attend. Il est même surpris de me voir si tôt. On discute un peu, ça fait du bien. Puis c’est le ravitaillement. A ce moment, au 36° km, nous avons gravi près de 2500m de dénivelé. A titre de comparaison, sur le Marathon du Mont Blanc, pour le même dénivelé, nous passons sous l’arche à Planpraz après les 42km ! J’ai repris une 50aine de places, je suis 1144ème. Ce ravitaillement me permet de reprendre des forces. J’ai toujours un peu de retard sur mon objectif mais qu’à cela ne tienne, je prends le temps de manger, boire, m’assoir un moment. Puis je repars avec Riri qui me suit et me motive. Derrière, je sais que j’aborde 14km de descente continue et je m’en réjouis car c’est là mon point fort. Je rigole, je discute, je range les bâtons qui ne me seront pas utiles. J’accélère donc, je double et je double encore. Par moments, lorsque la route est proche du tracé, Riri est là puis je ne le verrai plus car nos chemins se séparent. Je suis confiant et à l’aise, tout va bien mieux.
Cette descente oscille entre chemins larges, parfois humides, sentiers escarpés, techniques et quelques portions de route. Ces 14km seront avalés dans aucun souci en moins de 2h. Je croise à nouveau Riri à Séez tout sourire. Là encre il est étonné de me voir si tôt ! J’arrive à Bourg Saint Maurice pile à l’heure de mes prévisions, 16h02 et j’ai repris exactement 200 places. Les barrières ne m’inquiètent plus du tout. Riri me suit dans la zone d’assistance avec quelques affaires sèches. Il fait beau et chaud, j’enfile un autre t-shirt. Mes chaussures sont trouées mais iront bien jusqu’au Cormet de Roselend où m’attend une autre paire. Je remplis la poche à eau, je me soumets au contrôle du matériel et je reprends la route en grande forme.

Bourg Saint Maurice

 

La pire côte de ma vie :

Après la traversée des rues commerçantes de Bourg Saint Maurice, il faut maintenant sortir du trou où nous sommes (800m d’altitude) pur remonter vers les hauteurs. Au programme : Fort de la Platte, Col de la Forclaz et Passeur de Pralognan.
Dès le départ, c’est raide et j’accroche un groupe d’espagnols qui vont bon train, un train que j’arrive à suivre sans trop me fatiguer. Je crois que j’ai pris le bon wagon car si j’avais prévu 2h de montée au fort, au bout d’1h15, j’aperçois déjà des remparts. Nous avons traversé une forêt et nous retrouvons des coins sans végétation. Une pelouse rase. J’arrive près du fort et je lis un panneau :  « Fort du Truc ». Comment ça Fort du Truc ? Ça n’est pas le bon ! Le Fort de la Platte est bien plus loin et plus haut, il faut encore grimper. A ce moment, ma motivation est un peu en berne et ça devient bien difficile. Le rythme ralentit fortement, je m’arrête régulièrement mais comme beaucoup d’autres, je ne perds pas espoir et il me faudra bien 30 à 45’ pour rejoindre les bonnes fortifications ! Ici, effectivement quelques remparts, des chèvres… Ça n’est pas un ravitaillement mais une dame est installée là pour nous vendre ses bouteilles en verre de coca et orangina. Pas envie de sortir ma monnaie alors je bois au tuyau d’eau de source qui est mis à disposition. D’ailleurs, cette eau est peut-être trop fraîche car immédiatement, je ressens quelques maux de ventre. J’arrête de boire et repars. Au pointage, à 18h27, je suis 837ème. Malgré la difficulté, j’ai tout de même repris 150 places mais à ce moment précis, je ne le sais pas. Depuis Bourg Saint Maurice, nous avons monté 1200m en moins de 5km et depuis le départ, ce sont 55km et 3700m D+ ! Et pourtant, il faut encore monter au col de la Forclaz.
Si la pente est moins raide, mes douleurs au ventre ne se calment pas et m’empêchent de reprendre un bon rythme. Je ne suis pas bien, j’ai du mal à m’alimenter, tout devient compliqué et tout me semble interminable, montées comme descentes (le peu qu’il y a dans le coin…). Je me fais beaucoup doubler, ma motivation est en berne et je ne suis plus dans le coup, je le sens bien. Pourtant, je dois continuer car je suis au milieu de nulle part. Un éleveur qui rassemble son troupeau de chèvres court autour de nous pour tenter de récupérer une biquette récalcitrante, ce sera ma seule distraction du moment. J’atteins finalement le col de la Forclaz non sans mal et un coureur me montre le Passeur de Pralognan, notre prochaine étape. Je me rends alors compte que le périple est loin d’être fini, surtout avec des douleurs gastriques qui ne me lâchent plus !
Un chemin escarpé très technique descend dans une petite vallée. Je ne cours même plus, plus la force. Il faut ensuite remonter en lacets vers le Passeur, ce que je fais mais bien difficilement, en m’arrêtant régulièrement, tentant de manger un peu tout de même. J’avale parfois quelques gorgées d’eau. Ces pauses me permettront tout de même d’admirer le magnifique coucher de soleil sur les sommets alpins. Enfin j’arrive au sommet et le pointage indiquera que j’ai perdu 50 places. La montée depuis Bourg Saint Maurice aura duré 4h30 pour gravir près de 1800m D+ en 12km !

Je ne peux pas m’arrêter là, il n’y a rien autour de moi à part les secours et un magnifique panorama. Je dois continuer et le chemin passe par une descente abrupte où des cordes sont installées pour nous aider dans notre progression. Impossible de courir donc pour le moment et de toutes façons, lorsque je cours, chaque pas balance mon estomac et je me demande alors par où il va bien pouvoir sortir… Je suis donc celui de devant, j’arrive parfois à doubler un peu et lorsque la pente s’adoucit, je tente d’accélérer. Mais je serai vite ralenti par … la nuit ! Et oui, avec tout ce retard accumulé, il est désormais près de 21h et le ciel s’obscurcit. Je dois me stopper pour sortir la frontale de mon sac. Effectivement, je vois mieux et je peux aller un peu plus vite jusqu’à récupérer un petit groupe devant moi. La descente se termine par le passage d’un ruisseau et là, dans le noir, j’aperçois mon Riri, fidèle au poste. Cette fois, s’il reste étonné, ça n’est pas par mon avance mais par mon retard !

Fort de la Platte

 

La fin d’une épopée

Je lui fais part de mes maux, de mes mauvaises sensations du moment et que ma décision est prise, je ne me sens pas capable d’aborder la nuit et les 60km restants dans mon état. Il ne tentera pas trop de me dissuader, il voit bien que ma décision est irrévocable. Nous marchons donc ensemble les 2km restants qui nous séparent du ravitaillement au Cormet de Roselend. Là, on pointe mon dossard, il est 21h47, j’ai parcouru 66km et 4350m de dénivelé positif. Côté classement, je reste autour de la 870ème place, soit plutôt bien. Peut-être qu’avoir cette information à ce moment précis m’aurait donné la force de continuer mais à la place, je demande à voir un médecin pour les maux de ventre. On me donne un Spasfon, je vais boire un pepsi et immédiatement, l’information qui me manquait sur la porte de sortie du contenu de l’estomac apparaît comme une évidence (je ne vous fais pas de dessin !). Je retourne donc voir le médecin qui me donne un nouveau cachet pour mes nausées. Il me propose de me reposer mais moi, je suis trop mal en point moralement plus que physiquement d’ailleurs, pour continuer et je lui annonce que j’arrête. Quelques messages pour prévenir les proches et je me dirige vers la tente des abandons vers 22h15. La messe est dite, je ne finirai pas la TDS, mon objectif de l’année. Riri m’attend et me ramène alors au bercail où je finirai la nuit. Le lendemain, c’est avec émotion et rage que je récupère le sac que j’avais laissé à Courmayer, c’est aussi avec envie et jalousie que j’observe les valeureux arrivants passer la ligne et obtenir leur veste de « Finisher », celle que je voulais et que je n’aurai pas.

Mon bilan :

La TDS, si effectivement c’est à mon avis la course la plus exigeante des formats de l’ UTMB, reste une très belle aventure avec des paysages traversés somptueux, voire inédits pour ceux qui ne courent que du côté de Chamonix. La vallée de Courmayer où les massifs aux alentours de Bourg Saint Maurice valent vraiment le coup d’être vus. Il est évident que j’ai commis plusieurs erreurs que j’ai payées cher. D’abord, une inexpérience des ultra-formats dépassant les 12h à 13h d’effort. En effet, c’est la première fois que je cours sur de si longues et dures distances et je ne savais pas comment mon corps pourrait y réagir. Ces maux de ventre, je ne suis pas le seul à les avoir eu et sont probablement dûs à un problème d’alimentation avant et pendant la course, je dois donc apprendre de ce côté. Ensuite, j’ai sans doute un peu négligé l’étude du parcours. J’avais avec moi le profil et les heures de passages que je m’étais donnés en objectif. Mais étudier de près la carte topographique m’aurait aidé, notamment entre Bourg Saint Maurice et le Fort de la Platte où j’aurai vu qu’il y avait ce Fort du Truc entre les deux. Le mieux aurait été de pouvoir reconnaître certaines parties du tracé, c’est maintenant chose faite !
J’ai à un moment pensé que ma préparation n’était pas suffisante pour ce genre de course car des montées de 1800m d’un coup, dans le Jura, ça n’existe pas ! Mais en fait, si évidemment en faire plus aurait pu m’aider, je pense que j’étais prêt physiquement car je n’ai aucune douleur aux jambes, genou, articulations… Mes seuls maux concernaient mon ventre et un peu la nuque et le dos à cause du sac. Là aussi, des entrainements avec un sac chargé peut s’avérer important.

Au lendemain de la course, j’étais résolu à ne plus faire des courses aussi longues et dures. Mon opinion a un peu évolué après réflexion. Non, je n’y retournerai pas de si tôt, pas l’année prochaine, c’est sûr mais j’espère bien revenir un jour terminer cette  TDS car cet échec me reste en travers de la gorge. Mais avant, je dois acquérir de l’expérience sur les ultras et c’est pour cela que dans les années à venir, je vais me limiter sur des distances de 60-70km pour apprendre à mieux gérer. J’ai aussi l’intention de travailler ma vitesse sur longue distance en terminant mieux classé qu’aujourd’hui les courses de 30-35km. Quand je regarde mes collègues finishers, la moyenne d’âge est bien au-dessus de 40 ans alors j’ai bien le temps d’y arriver !

Le mot de la fin

Je vous ai longuement parlé cette année de mon défi  TDS qui malheureusement ne se termine pas comme je l’avais imaginé. Mais beaucoup m’ont soutenu, encouragé, depuis des mois comme pendant la course. Je pense notamment aux amis de la Runnosphère avec Fanny (Trail&Co) qui a fait un sujet spécial sur son blog, à Aurore (Blog d’une mademoiselle) qui était sur l’ OCC, qui m’a suivi et que de mon côté j’ai tenté d’encourager autant que j’ai pu, à Maya qui m’a envoyé quelques SMS d’encouragements pendant la course et qui m’ont fait un bien fou. Je pense à tous ceux qui ont laissé un mot sur Facebook, qui ont commenté ou aimé chaque post de l’organisation qui indiquait mes points de passage, je pense à ceux qui m’ont envoyé un SMS le jour de la course (Catherine, Arnaud, Titou…). Mais j’ai surtout une pensée spéciale pour 2 personnes : d’abord mon Riri. Nous étions partis ensemble il y a plusieurs mois pour affronter ce défi. Suite à des problèmes de santé, il n’a pas pu faire la course avec moi et je le regrette bien car à 2, nous aurions certainement été plus forts. Mais il était là, sur le parcours pour me suivre, m’encourager, me féliciter et aussi pour … me ramener ! Je le remercie vraiment, il a été d’un grand soutien, ses messages et sa présence ont été d’une précieuse aide. Enfin, je voudrai remercier ma petite femme qui a rendu ça possible. Toute l’année, je pars m’entrainer, je m’absente sur les courses, la laissant régulièrement avec notre fils de 2 ans et demi. Malgré cela, elle m’a encouragé avant et même pendant la course. Ses quelques messages lors de mon ascension du Passeur de Pralognan et lors de mon abandon au Cormet de Roselend m’ont réchauffé le cœur, merci pour ça mon amour !

J’ai donc vécu une expérience inoubliable et même si je n’ai fait qu’une demi-course, j’en reste fier. Madame TDS, attends-moi, ne change pas parce que je reviendrai un jour !

Cet article a 12 commentaires

  1. Avatar

    Ton récit est joli, tes photos sont magnifiques mais il y aune chose qui me chiffonne, non! tu n’as pas couru une 1/2 TDS ; se préparer et s’aligner sur ce style de course c’est prendre le risque de vivre une merveilleuse aventure qui ne s’arrêtera pas forcement là ou l’on pense qu’elle s’arrêtera…Ta 1ère TDS ne l’ampute surtout pas,c’est dommage, parce que c’est magnifique de pouvoir participer à ce style de course, peu de gens peuvent y prétendent, tu as couru la TDS 2014,il y a de quoi en être fier et content, point!
    ;o))

    1. lolotrail

      Merci pour ce sympathique commentaire. Oui, j’ai couru la TDS 2014, tu as raison. Mais je reste frustré de ne pas encore connaître les 53 derniers kilomètres de la course (même si une grande partie auraient été faits de nuit et que je n’y aurais pas vu grand chose!).

  2. Avatar

    ça c’est un beau récit!
    J’ai beaucoup aimé le lire et comme coco “tu as fait la TDS 2014” et tu peux être fier!
    Bravo et dommaga qu’on ai pas pu partager un petit café en famille, une prochaine fois 🙂

    1. lolotrail

      Avec grand plaisir Mary et je ne doute pas que nous y arriverons!

  3. Avatar

    Nous sommes arrivés ensemble au Cormet d’après tes temps de passage…
    J’ai eu la chance de finir, ça ne tient pas à grand chose.
    Tu y reviendras, et tu vaincras.
    Bonne récup 🙂

    1. lolotrail

      Un grand bravo à toi Sabine! Vous m’avez fait bavé jeudi avec vos vestes vertes! Tu as fini en combien de temps? Et tu n’avais pas des Inov8 aux pieds des fois (je me souviens de filles avec des Inov8 sur la course…)?
      Et bien sûr je reviendrai…

  4. Avatar

    Voilà un superbe CR ! Tu as peut être fait une demie course, mais tu t’y es forgé une bien belle expérience de course.
    Et tu nous as partagé de superbes images et impressions de course.
    Alors 1/2 TDS mais une superbe course tout de même !

    1. lolotrail

      Encore merci pour ton soutien avant, pendant et après la course Maya! J’ai très apprécié!

  5. Avatar

    J’aime beaucoup ton compte rendu, merci de nous avoir fait vivre ta course pas écrit et comme dit Coco, tu n’as pas fais une demi TDS, tu as fais la TDS ! Et tu reviendras plus fort, la prochaine fois tu la termineras.
    Tu as déjà eu beaucoup de courage de prendre le départ de la course la plus dure de cette longue semaine (hormis la PTL mais qui est à part bien sûr). C’est toujours une expérience et en plus des vacances en famille.
    Bisous et à bientôt

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