Ultra (dur) Tour du Beaufortain

Ultra (dur) Tour du Beaufortain

En décembre 2015, lorsqu’Anne demande qui voudrait l’accompagner en relais sur l’Ultra Trail du Beaufortain, je n’ai pas mis longtemps à scruter la carte IGN pour remarquer qu’une portion du parcours est commun avec la TDS et me lancer avec elle dans l’aventure! 6 mois durant, nous nous sommes entraînés, motivés, nous avons même couru ensemble sur le Trail des Reculées et nous voilà ce 23 juillet devant une monstre course!

L’Ultra Tour du Beaufortain est d’entrée présenté comme le plus long trail de Savoie avec ses 105km et 6400m D+. Sur son parcours, de nombreux passages au-dessus de 2000m d’altitude, des lacs (St Guérin, Roselend, …) dans une région magnifique, à quelques encablures du Mont Blanc. Sa réputation n’est plus à faire puisque les organisateurs ont pour objectif d’obtenir 60% de finishers, chose qui n’est pas arrivé depuis quelques années. C’est dire si c’est compliqué d’arriver au bout!

C’est alors en bande que nous y allons avec 4 participants sur la grande course (Sylvie, Jean-Luc, David et Bruno), 1 relais (Anne et moi) et quelques accomapgnants (Sabine, Marilou, Cyril et Emile). J’ai laissé la première partie à ma coéquipière car c’est plutôt sur la fin de course que je pourrai repérer les sentiers de la TDS. J’éprouverais tout de même quelques remords en me rendant compte de la difficulté qu’elle aura à affronter (48km et 4000m D+ !). Après le retrait des dossards à Queige vendredi après-midi, direction les Saisies pour prendre possession du gîte. Ce fut déjà une première épreuve car il a déjà fallu faire une course d’orientation pour le trouver suivi d’une chasse au trésor pour mettre la main sur la clé! Mais une fois dedans, ça va mieux : installation, préparation de la pasta party et rapidement, nous ne traînons pas pour rejoindre les chambrées pour une courte nuit.

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Samedi 23 juillet – 2h du mat’ :

Le chant des téléphones portables se met en route, c’est le réveil des braves! Et oui, le départ est donné à 4h, il ne faut pas traîner! Donc petit déj au radar et fignolage des sacs de course .Enfin pas pour moi car je n’ai rien préparé, tout est dans le gros sac de sport, je ne sais même pas comment je vais m’habiller pour courir! Bon, je ne cours pas tout de suite, j’aurais le temps de préparer tout ça en temps voulu… 3h, c’est le départ. Bon, autant vous dire, les Saisies, à cette heure-ci, c’est mort, pas un chat! Après une petite 1/2h de route, nous voilà à Queige. Nos coureurs entrent dans l’arène en attendant le départ. Nous croisons quelques têtes connues comme Alain Verguet le jurassien ainsi que l’ami Sangé Sherpa qui arrive le dernier et qui est encore en train de boire son café à 2 minutes du départ!!! L’organisation a prévu un petit tour du plan d’eau avant de lâcher les coureurs. Ceci nous permettra de souhaiter un bon voyage à notre bande armés de nos bâtons lumineux en polystyrène!

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Ca y est, il sont partis et nous aussi, nous filons à la voiture pour aller chercher la première traversée de route où nous pourrons les encourager. Direction la montée vers les Chappes où nous les croiserons 2 ou 3 fois en nous faisant “un peu” remarquer avec nos drapeaux “Made In Jura” et nos grosses voix! Ensuite, plus possible pour nous de les suivre, il n’y a plus de route. Alors on redescend dans la vallée et nous nous dirigeons vers le lac St Guérin où nous les retrouverons un peu plus tard.

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Samedi 23 juillet – 6h30 :

Nous sommes sur le parking près du barrage du lac St Guérin. La retenue d’eau est magnifique! Mes amis suiveurs étant un peu fatigués, ils tentent de piquer un somme dans les voitures. J’en profite pour aller me balader un peu sur le barrage et aux alentours. Vers 8h, on se dit que ce serait pas mal d’aller de l’autre côté du lac pour voir les traileurs franchir la passerelle métallique.

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Nous ratons juste la têt de course et pendant 1h, c’est le défilé. Nous encourageons tout le monde, dans la bonne humeur et c’est à 9h15 que le 1er jurassien nous rejoint. C’est Bruno. Il semble plutôt en forme mais nous confie que quelques crampes apparaissent. Bon, ils en sont à 26km et 1500m D+, on peut comprendre. Au grand plaisir de Sabine, c’est au tour de David de franchir le gué 2 minutes après. Lui aussi semble bien aller. Surtout, il est revenu sur Bruno qui avait pris de l’avance en début de course. Et à partir de là, les coureurs continuent de défiler mais plus personne de notre groupe.

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C’est près d’une heure après que je vois Anne arriver. Ça me rassure de la voir un peu entamée mais pas abattue. Et puis Jean-Luc passera 8 minutes plus tard suivi de Sylvie encore 7 minutes derrière. Tout le monde est passé. Certains semblent en baver mais ils continuent leur route sans sourciller. Nous repartons donc pour le prochain rendez-vous au Plan de la Lai. Avant cela, nous ferons un arrêt touristique au barrage de Roselend qui nous offre lui aussi une superbe retenue d’eau.

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Samedi 23 juillet – 12h :

Nous sommes au Plan de la Lai. C’est presque la mi-course et c’est aussi ici que je prendrai mon relais. Nous sortons le pique-nique et grimpons sur un petit col pour mieux voir les coureurs. Après le repas, je me dis que ça serait pas mal de préparer mes affaires… je ne sais pas quand Anne va arriver mais si je ne suis pas prêt, ça serait dommage.

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Alors avec Sabine, nous retournons aux voitures. C’est alors que nous assistons à un changement de météo assez impressionnant. Alors que le ciel était bleu, dégagé et qu’il faisait presque chaud, un nuage remonte du lac de Roselend pour engloutir et embrumer totalement le plateau où nous nous trouvons. Nous ne voyons plus rien! Et puis le brouillard se relève un peu. Mais c’est pour mieux retomber car quelques minutes plus tard, une pluie fine commence à tomber et surtout les éclairs illumine les lieux. J’ai eu le temps de me préparer quand la pluie s’intensifie. Nous rentrons donc dans les voitures pour nous abriter. Bien nous en a pris car c’est la grêle qui s’abat sur nous!

Heureusement, ça ne durera pas très longtemps mais nous plaignons les coureurs qui ont dû subir cette averse. C’est aussi ce moment qu’ont choisi David et Bruno pour arriver vers 14h30. Nous les accompagnons au ravitaillement, ils en profiteront pour mettre des vêtements secs. David, qui est un bien meilleur coureur que moi, me confiera que cette première partie était vraiment dure et technique. J’espère que tout va bien pour les autres encore en course. Ils repartent ensemble 10 minutes plus tard. De nouveau, derrière eux, c’est le trou, plus de coureurs des Lacets du Lizon.

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Un peu inquiet, j’interroge les bénévoles qui s’occupent des pointages. Ils me diront alors que nos coureurs sont encore à plus de 15km du ravitaillement, ça nous fait encore pas mal de temps à attendre. Moi je suis prêt (j’ai trouvé de quoi m’habiller!) et impatient de partir. Mais là, la pluie revient et redouble d’intensité. Je m’abrite sous la tente et regarde chaque coureur arriver, les traits tirés, complètement détrempés, fatigués, usés. J’ai un peu peur pour Anne et mes remords de l’avoir laissé faire le 1er relais s’intensifient. Il y aura pas mal d’abandons ici…

Samedi 23 juillet – 16h30 :

La barrière horaire prévue à 17h a été reculée de 15 minutes. J’aperçois enfin quelqu’un de chez nous, c’est Jean-Luc! Bizarrement, je le trouve plutôt bien par rapport aux autres. Il semble serein et confiant, ça me rassure. Par contre, il me confiera que mon binôme est vraiment dans le dur, j’espère que ça ira… Sylvie suit quelques minutes plus tard et enfin, vers 16h45, Anne arrive. Je la félicite car elle vient de faire une sacrée course. Elle est lessivée et attendait avec grande impatience ce passage de relais. Vraiment, je suis fier de son parcours car même si elle a flanché sur les 10 derniers kilomètres, elle a su puiser les réserves suffisantes pour aller au bout et me permettre de partir avant la barrière horaire.

J’avais plus ou moins prévu de repartir en même temps que Sylvie et Jean-Luc mais j’ai tellement de motivation que je pense que mon rythme ne leur conviendra pas. Je décide de prendre les devants et j’engage immédiatement sous la pluie la première côte de 400m D+ sur 2km pour atteindre le tunnel e la Roche au Vent.

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Je pars peut-être un peu fort (je l’ai un peu payé après) mais je suis galvanisé, je double facilement tous les attardés et ça fait du bien au moral alors j’en profite. Je passe le tunnel à travers la roche où la vue est splendide et je poursuit ma progression. Nous voilà sur la crête du col de la Sauce, le sol est détrempé et les chemins sont ultra boueux. Même si ça glisse, la descente ne me fait pas peur et je continue de reprendre des coureurs. Je suis en plein sur le passage commun avec la TDS alors je tente de mémoriser les chemins et les difficultés.

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En bas, une bénévole nous indique qu’à cause de la météo orageuse, nous ne montons pas au col de la croix du bonhomme et nous descendons alors directement vers le hameau de la Gittaz. On sent rapidement que ce changement d’itinéraire est improvisé car il n’y a aucun balisage sur le parcours de repli, à nous de nous débrouiller!

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Samedi 23 juillet – 18h45 :

Dans la descente vers le hameau, je récupère 2 relayeuses parties 15-20 minutes avant moi et j’arrive avec une grande décontraction au ravitaillement. J’y rencontre Sabine. Je lui explique donc la difficile fin de parcours d’Anne, Sylvie et Jean-Luc et lui demande des nouvelles de David et Bruno partis 2h avant moi. Surprise, ils ne sont pas passés! Sabine s’inquiète mais je comprends vite que eux ont dû faire le parcours complète pendant que moi j’ai été dévié. J’apprendrai plus tard qu’ils ont été arrêtés par les organisateurs 3 fois sur les hauteurs à cause des orages, ils auront donc été bien ralentis.

Je repars après m’être ravitaillé en salé pour affronter la montée vers le col de la Gittaz. Je décide de gérer l’ascension en ne partant pas trop vite. Je double malgré tout dans la première partie en pelouse qui me semble bien longue. Enfin, nous atteignons un sentier rocailleux qui lui aussi est interminable! Le pire, c’est que ça n’est pas fini, nous continuons à monter sur les sentiers pour enfin atteindre le sommet et alors parcourir 8km, 800m D+ en 2h! La suite est plus roulante, je peux courir et reprendre un peu de retard en continuant toujours à doubler. Le panorama est splendide, j’ne profite chaque seconde!

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Samedi 23 juillet – 21h30 :

J’atteins de jour le ravitaillement du Col du Joly. J’y retrouve Alain Verguet avec qui j’échange quelques mots et qui repartira avant moi. Pour la première fois en cours (et même en dehors des courses), je bois du thé! Je ne sais pas pourquoi j’en ai eu subitement envie à ce moment là mais je crois que boire chaud m’a fait du bien. Je mange un peu et discute avec des accompagnateurs d’un autre coureur quelques minutes avant de repartir. Sauf que maintenant, il fait nuit alors il est temps de sortir la frontale.

Le parcours est plutôt en balcon et donc assez roulant, si on met de côté la boue! Je continue à courir et je rattrape un groupe dans lequel Alain se trouve. Il y a bien quelques descentes et quelques côtes mais de nuit, je trouve ça plutôt monotone et attends que je rythme change un peu. Ça sera le cas à un pointage 4km plus loin. Étrangement, les 4 coureurs qui menaient le groupe s’arrêtent pour la vidange, 2 de chaque coté du chemin! Nous sommes alors 3 à continuer et rapidement, je double et prends les devants dans la côte qui suit. Alain s’accroche un peu et l’autre ne peut pas suivre. Je suis tout de même un peu étonné d’être en si bonne forme après plus de 30km et 1000m D+, je ne sens presque pas la fatigue.

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C’est mentalement que la suite va devenir dure! En effet, je me retrouve seul pour enchaîner une série impressionnante de cols et de creux, environ 6 ou 7 petites montées suivies d’autant de petites descentes. Je marche vite dans les côtes et je cours en descente mais je trouve le temps long, très long… En plus, il fait nuit, à part quelques lumières “urbaines” en fond de vallée, on ne voit strictement rien si bien que je me pose la question de l’intérêt de nous faire passer par là.

Au pied de la dernière bosse, dite du Mont Clocher, je demande au “pointeur” si les Saisies sont encore loin. Sur cela il me répond que non, il reste 5km. Mais mon pauvre monsieur, 4km, c’est 1h de route!!!! Et effectivement, c’est le temps qui me faudra pour faire la distance.

Dimanche 24 juillet – 1h05 :

J’arrive aux Saisies enfin, après environ 40km et plus de 2000m D+! Anne m’accueille et m’accompagne au ravito. Sabine est là avec la femme de Bruno venue lui faire la surprise ainsi que … David ! Mais… que fait-il là? Les arrêts de course à cause des orages auront eu finalement raison de lui. Il est arrivé au hameau de la Gittaz lessivé autant physiquement que moralement et a préféré stopper là sa course. Bruno et Sylvie sont toujours en course tandis que Jean-Luc a aussi abandonné à la Gittaz suite à un claquage.

Personnellement, je ne suis plus trop lucide, les ombres de ma frontale dans la nuit me font voir des trucs étranges et la monotonie de la course m’endort un peu. Le ravito me fait du bien. Je retente le thé mais je mange très peu, écœuré, juste des raisins secs. La batterie de ma frontale marque des signes de faiblesses, Anne me prête une lampe de secours au cas où. Je repars plutôt motivé car je sais que la fin approche doucement, j’annonce mon arrivée à Anne dans 2 heures.

Ca commence par la montée du Mont Bisanne le long d’un tire-fesse. C’est la que ma frontale rend l’âme. Heureusement, j’ai celle d’Anne qui me servira jusqu’au bout. Si ça c’est pas du travail d’équipe! Il me reste une unique bosse, la Croix de Coste, avant la descente finale. J’arrive donc au dernier pointage en 1h. Il me reste donc 1h pour descendre les 10km qui me séparent de Queige. Le signaleur me dit que ça n’est pas possible, c’est pentu, technique, glissant et dans la nuit, il me faudra 1h30. Bah justement, c’est tout ce que j’aime et je lui indique qu’à 10km/h, ça doit se faire. Il doute fortement.

Je pars donc à bloc. Effectivement, on n’y voit pas grand chose. Effectivement c’est bien pentu par endroits et ça glisse bien. Alors je suis un peu en retenu dans les virages et je reste concentré. Pour m’aider, je m’hydrate beaucoup, à chaque moment de répit sur des portions plates. Puis je repars de plus belle. Je ne double pas grand monde, 5 personnes en tout sur les 10km, ce qui me permet d’avancer plutôt bien. J’atteins alors les premières maisons de Queige en exactement 1h!!! Il ne me reste plus qu’à traverser le village.

Dimanche 24 juillet – 3h15 :

Me voilà sur le stade d’arrivée. J’ai rangé les bâtons et sorti l’étendard “Made In Jura“. Il n’y a presque personne (tu m’étonnes, tout le monde dort!) mais Anne est au bout du chemin, elle aussi avec son drapeau. Main dans la main, nous terminons les 50 derniers mètres pour franchir l’arche d’arrivée et prendre la photo de finishers! Sur mon relais, j’ai parcouru 53km et 2400m D+ en 10h30. Sur la course totale, avec Anne, nous avons mis 23h23 pour boucler le parcours.

La suite, c’est assez anecdotique : douche, arrivée de Bruno vers 4h30, retour au gîte, dodo de 3h, arrivée de Sylvie vers 7h, retour à Queige, remise des prix et podium de Sylvie, 3° V2 puis repas et retour au bercail jurassien.

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Ce qui est plus intéressant, c’est de revenir sur notre association à Anne et moi. J’avais une grande confiance en la gestion de course d’Anne, je n’avais aucun doute qu’elle arriverait à me passer le relais. Alors effectivement, elle a craqué sur la fin de course mais son parcours était vraiment compliqué et comment pourrais-je lui en vouloir? Elle a fait preuve d’une grande volonté, d’un gros mental pour affronter les difficultés mais aussi la météo plus que capricieuse. Vraiment, je  la félicite et je suis fier et heureux d’avoir pu partager cette course avec elle.

En ce qui concerne ma partie de course, je suis tout aussi satisfait. Je reviens sans aucune blessure, ni douleur, pas même un début de crampe, uniquement quelques courbatures aux épaules à cause du poids du sac. J’ai couru souvent sur toutes les portions roulantes, j’ai été capable de remettre du jus dans les derniers 10km de descente avec suffisamment de lucidité. Je pense que ma gestion a été bonne. En revanche, il faut encore que je me méfie de mon alimentation car si j’ai bien profité sur le premier ravito, je n’ai quasi rien mangé sur le dernier. Egalement, j’ai très peu utilisé mes réserves, il faut que je mange plus pour éviter de nouveaux problèmes sur la TDS. Je retiens l’idée du thé qui m’a plutôt bien réussi, surtout en entrant dans la phase nocturne.

Au final, je ne sais pas trop à quelle place nous terminons avant les ajustements suite aux modifications de parcours pour une partie des coureurs mais là n’est pas l’important. L’essentiel est que j’apprécie la formule relais, c’est pouvoir jouer collectif sur un sport individuel, c’est être plusieurs à se motiver, s’encourager, c’est ne pas décevoir l’autre et se dépasser. Pour toutes raisons, je repars à nouveau sur un relais samedi 30 juillet sur le Trail Volodalen du Lac de Voulgans.

Pour finir, merci aux amis des Lacets et accompagnateurs pour ce très sympathique week-end et merci Anne de m’avoir permis de vivre avec toit cette aventure.

PS : les photos se sont faites plus rares tandis que la nuit tombait… il en manque néanmoins quelques unes, lorsqu’elles seront disponibles…

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