Eco-Trail des Lacs ou “Snow Trail des Flaques” ?

Eco-Trail des Lacs ou “Snow Trail des Flaques” ?

eco-trail des lacsDimanche, c’était l’Eco-Trail des Lacs, course pas loin de la maison inscrite dans mon programme dans la continuité de ma progression en distance avec le 36km. L’an passé, j’étais aligné sur le 18km avec un départ sous la pluie avant que le soleil fasse enfin son apparition au bout de quelques kilomètres. Bon, cette année, il ne pleuvait pas au départ. Par contre, mis à part une journée d’été en début de semaine, on a été gâté par les averses. Mais ça, c’était sans compter sur les flocons et le froid auxquels on a eu droit samedi ! Autant dire qu’une fois de plus, l’Eco-Trail des lacs risque de ne pas être simple…

J’arrive de bonne heure, 8h30, une heure avant le départ. Vous pensez sûrement que j’ai profité de ce moment pour me réchauffer vu l’ambiance hivernale ? Et bien non, j’ai occupé cette heure à faire le tour des popotes : Romain et Simon qui tiennent le stand Gavand Sport (qui faisaient la veille leur Salon Jura  Trail), les amis des Lacets du Lizon (Kat, René, …), Fabrice (fabcreaphoto), Sangé qui m’a assuré ne pas partir pour gagner vu qu’il marchait avec des béquilles en début de semaine, Julien, un collègue qui arrive à la bourre…

9h30 : nous sommes pas loin de 300 sous l’arche de départ qui sera groupé pour le 18 et le 36 km. Les parcours sont communs jusqu’au premier ravito. Je pars en fin de peloton, je m’oblige à partir tranquille, ça me changera des départs trop rapides ! D’entrée, le passage entre les 2 lacs s’annonce humide alors sans réfléchir, je déborde sur la gauche et n’hésite pas à meeco-trail 36kmttre les pieds dans l’eau… mouillé pour mouillé… Le rythme est bon, 10 km/h, et je me dit que 4h, ça serait bien pour boucler la distance. Nous sommes encore en « paquet » et en gardant la cadence, je double pas mal. Première côte boueuse, tout se passe bien.  Des passages ont dû être évités du fait des conditions climatiques capricieuses. D’ailleurs, il convient ici de féliciter Renaud et le COC qui ont fait un gros travail pour rendre les tracés « praticables » et qui ont dû rebaliser le parcours tôt le matin car nombre d’indications étaient recouvertes de neige ! Au bout d’un peu plus de 6km, le ravitaillement. Petite pause, je mange quelques fruits, bois un verre de coca, pause technique et on repart.

Les parcours se séparent et je me retrouve seul. Là, ça commence à prendre un peu d’altitude et j’en profite pour prendre une photo de la neige qui recouvre le chemin. Je me fais rattraper par un coureur qui va me servir de lièvre quelques kilomètres. Nous inverserons les rôles dans les côtes suivantes avant de nous faire à nouveau reprendre et dépasser. Mon binôme du moment me lâchera aussi à l’occasion d’une nouvelle pause photo à l’entrée d’une belle et grasse descente au milieu des pins. Peu après la barre de 10km, nous approchons Etival. Là, malgré les quasi 30 cm de neige au sol, le parcours devient plus roulant jusqu’à reprendre un bout de bitume aux abords des étangs. A ce moment là, je suis un « coureur à bâtons » que je n’arrive pas à reprendre. Ça plombe un peu le moral et j’ai un petit passage à vide, mais j’avance toujours…

IMG_20130428_181444Nous approchons la moitié du voyage et c’est le second ravito. J’en profite pour me refaire une santé en discutant avec les gens sur place. Là reviennent 2 coureurs, un homme et une demoiselle, tous 2 isérois. Je repars avec eux sur un bon rythme. Nous traversons Châtel-de-Joux : grosse ambiance ! De courageux spectateurs, adultes et enfants nous accueillent avec cloches et casseroles et nous encouragent. Ça réchauffe vraiment les cœurs, merci à eux ! Nous reprenons les chemins boueux et enneigés et dès les premières descentes, je reprends le large. Nous sommes sur le hauts de falaises et un belvédère offre alors une magnifique vue sur La Frasnée (clic, photo !). Là, René des Lacets du Lizon me rejoint et nous courons ensemble. Les isérois ne sont pas loin derrière.

La « Mascotte des Lacets », je l’ai doublé il y a 2 semaines à Lyon alors que lui était déjà sur 36km et moi sur le 23. Ce dimanche, il m’aura été d’un grand secours car je dois dire qu’il m’a pas mal trainé… Après un petit passage difficile où il prend le large, je double enfin mon « coureur à bâtons » sur le haut de la falaise, fait goûter l’odeur de la boue à mon postérieur gauche dans la descente et arrive sur le bitume. René est 50m devant, le terrain est en descente et je le rattrape. Nous courons ensemble sur la route jusqu’à La Frasnée sur cette ligne droite qui ma paru interminable et éprouvante pour les articulations. Mais le plus dur reste à venir : après la traversée du village, nous entamons une côte d’au moins 25% dans un chemin où la boue ruisselle de partout. Je pense que nous ne devions pas être loin des 30cm de boue là aussi !!! Une grimpette très difficile où René m’encourage et m’attend au sommet.

Nous revoilà sur les crêtes mais le terrain plus que glissant use mes ressources à force de chercher mes appuis. Eco Trail 36kmJe laisse René partir devant. Le profil est assez roulant, au milieu des bois, mais toujours aussi instable, souvent en dévers… Je suis rassuré quand je vois que je ne suis pas le seul car je doublerai encore 2 coureurs avant de rejoindre le belvédère des Pimpelards. J’arrive donc seul dans Clairvaux, enfin ! Une descente sur la route pour rejoindre la plage et c’est une dernière ligne droite, plate mais longue de 1.5km qui m’attend là… Ce passage est assez difficile alors je me retourne et vois que personne ne me suite. Alors je déroule tranquillement pour rejoindre l’arrivée.

Je passe l’arche en 4h37. Mes prévisions sont explosées mais peu importe vu les conditions de course vraiment difficiles ! René est là depuis 4 minutes. Peu de temps après arrive la demoiselle iséroise qui finit 3ème féminine. Je croise Sangé, frais comme un gardon, qui évidemment, même s’il ne le voulait pas gagne la course en 3h13… Renaud m’accueille aussi, me propose de dire quelques mots sur les associations que je défends mais je suis incapable à ce moment là d’aligner 2 mots qui ont du sens…

En résumé, je suis content d’avoir fait ces 36km et malgré la vraie difficulté, j’arrive relativement frais physiquement. Évidemment, la boue et la neige m’ont donné du fil à retordre mais c’est de bonne augure pour les prochaines courses. Le parcours est magnifique, les organisateurs ont tout fait pour que nous profitions des magnifiques points de vue sur les belvédères. Une ambiance de course toujours aussi bonne. Vraiment un bon moment !

Le mois de mai sera plus calme, la prochaine course n’est que le 2 juin, encore 36km sur le Marathon de la Transju’Trail sur son nouveau tracé. En espérant que la météo soit clémente car là aussi, l’an dernier, il pleuvait !!!

Eco Trail 36km

Le récapitulatif de la course sur movescount

Cet article a 3 commentaires

  1. Avatar

    Ah là là, miss météo est capricieuse! Cependant malgré le terrain difficile, on sent que le plaisir était là!
    J’espère juste que la fesse droite n’est pas trop jalouse du bain de boue de sa compatriote de gauche…
    Ce qui est top dans ta région, ce sont les paysages sublimes… Ca n’a pas la même saveur chez nous. Même si je t’avoue que le dénivelé ne me fait pas rêver!
    Bonne Transju en juin!

    1. lolotrail

      Non, postérieur droit n’était pas envieux! je suis d’accord pour les paysages, il faut venir les voir… même avec moins de dénivelé, c’est possible…

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