Dis Lolotrail, c’est quoi ta VMA?

Mais je n’en sais fichtre rien !!! Etant donné que dès que je sors, je pars dans les chemins, je monte, je descend, c’est pas là que je vais en savoir plus. Et puis quand je vais sur la piste, c’est pour faire du fractionné mais c’est un peu au feeling, en fonction de l’envie du jour. Alors que pour déterminer sa VMA, il y a des méthodes rigoureuses, ça ne se fait pas comme ça!

Et puis un jour, le LAC (Lons-le-Saunier Athlétique Club) nous propose de réaliser ce fameux test. Comme je suis curieux, je décide d’y participer.

Dis Lolotrail, la VMA, c’est quoi?

L’acronyme “VMA” signifie Vitesse Maximale Aérobie. En gros, quand on court, on consomme de l’oxygène (quand on marche aussi je vous rassure) et plus on va vite, plus on en consomme. Au bout d’un moment, bah y’en a plus! Alors dans ce cas, ce sont les organes qui prennent le relai et nous fournissent l’énergie nécessaire en produisant de l’acide lactique (il paraît que c’est quand même moins goûtu qu’un Mojito!).
Tant qu’on consomme l’oxygène qu’on respire, on est dans ce qu’on appelle la filière aérobie, après c’est anaérobie. Lorsqu’on atteint un pic de consommation d’oxygène, on atteint ce qu’on appelle la VO2max et ça correspond à une certaine vitesse qu’on nommera la Vitesse Maximale Aérobie.

En résumé, la VMA est la vitesse maximale où on consomme encore l’oxygène qu’on respire. En théorie, cette vitesse ne peut être maintenue que quelques minutes (entre 5′ et 10′).

OK, j’ai compris mais à quoi ça sert?

Pour faire rapide, connaître sa VMA peut permettre de se fixer des objectifs de temps sur une distance donnée (à plat, pas en trail !). En effet, en fonction de la VMA, on peut déterminer approximativement l’allure moyenne qu’on doit être capable de tenir en fonction de la distance à parcourir mais ça n’est tout de même pas une science exacte.

Ensuite, connaître sa VMA peut être utile pour programmer ses entrainements car on pourra travailler différentes allures en fonction de celle-ci comme l’endurance, le seuil ou le sprint.
Bon, en gros, ça peut servir à connaître la vitesse à laquelle il faut travailler pendant les bonnes vieilles séances de fractionné. Je ne vous en dit pas plus, il y a plein de sites qui vous en parlerons plus en détail.

Et toi, Lolotrail, c’est quoi ta VMA alors?

Pour déterminer cette fameuse VMA, il faut faire un test et il en existe plein de sortes  avec des noms barbares (VAMEVAL, Léger, 1/2 Cooper, …). Ce soir, la méthode proposée par le LAC était celle de Brue.

Ça consiste à courir derrière un vélo qui va de plus en plus vite et dès qu’on arrive plus à le suivre, on s’arrête et on note son temps de course. Dans le détail, le vélo part à une vitesse de 8 km/h puis toutes les 30″ il augmente sa vitesse de 0.3km/h.
Donc si on arrive à le suivre 10 minutes, il aura accéléré 20 fois de 0.3 km/h soit 6 km/h. On aura alors atteint une vitesse de 14 km/h, c’est notre VMA. En réalité, il y a des correctifs pour avoir la vraie VMA, ça n’est pas si simple mais c’est le principe.

Pour ce test nous étions 9 au départ (+ le cycliste) : 3 demoiselles et 6 mecs. Dans le lot, il y avait le Nono de notre club (Noël Modoux, Vétéran 2) qui court très vite. Pour moi, c’est celui qui durera le plus. Je ne connais pas le niveau des autres.
Nous partons pour 1 tour de chauffe à 8 km/h puis on s’arrête et l’exercice commence. Au début, l’allure est lente, on a même tendance à accélérer plus que le vélo mais on n’a pas le droit de le doubler.
Au fur et à mesure des accélérations, le peloton s’égraine, nous perdons 1 fille, puis 2, puis 3. Il ne reste que les hommes. C’est le tour du plus ancien de lâcher prise, nous devons être à 10-11 minutes de courses.
Quelques minutes plus tard, j’entends qu’un autre recherche vraiment de l’oxygène, il est gêné dans sa respiration et s’arrête. Puis un autre… Nous restons à 3 pendant un moment (et 3 des Lacets du Lizon, comme quoi courir dans les montagnes, ça a du bon!), le rythme s’accélère toujours, nous devons avoir passé le 1/4 d’heure. Encore un abandon, il ne reste que Nono et moi.
J’avoue que là, ça commence à tirer… Et puis c’est au tour de Nono d’avoir de souci de respiration, il me fait signe de prendre la corde et s’arrête… Je suis un Higlander, il ne reste que moi !!! Enfin, ne fanfaronnons pas trop car je ferai 3/4 de tour de plus pour craquer après 17’36sec de course.

Pendant que notre cycliste note les temps de tout le monde et se lance dans ses calculs, nous partons, après un petit repos mérité, faire quelques séries de 3 x 200m que j’ai fait au sprint!!! Bref, je finis cette séance “carpette” !

Nous revenons pour les résultats et il m’annonce une VMA à 19.5 km/h !!! Quelle surprise, je pensais être à 16 ou 17 !!!! Nono est à 18.75 km/h, j’aimerai bien avoir son niveau quand j’aurai son âge!

Wahh, t’es trop fort Lolotrail ! Et tu en tires quoi comme conclusion?

Et bien la première, c’est que c’est de bonne augure pour mon marathon-relai de dimanche à Montpellier car avec cette VMA, je suis censé être capable de faire mon semi en 1h20. Mon objectif était de 1h30 alors je vais le revoir un peu à la hausse, qui ne tente rien n’a rien!

Ensuite, j’essaierai de construire un peu mieux mes séances de fractionné en ne faisant plus au feeling mais par rapport à cette VMA.

C’est bon, j’ai répondu à tes questions?

Ma séance “Test VMA” sur Movescount

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